Rappelant notamment que l’OTAN, via son opération Sea Guardian, soutenait l’opération Sophia en Méditerranée, le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg, a proposé, mardi 21 janvier, l’aide de celle-ci à l’UE « pour faire appliquer l’embargo sur les armes en Libye ».
L’opération Sophia de l’UE possède un tel mandat des Nations Unies et pourrait être mise à contribution pour faire appliquer les résultats de la conférence de Berlin (EUROPE 12407/1).
Devant les députés de la commission 'affaires étrangères' du PE et de la sous-commission 'sécurité et défense', M. Stoltenberg a rappelé qu'« en bien ou en mal », la Libye donnait l'exemple d'en quoi l'UE et l'OTAN peuvent coopérer, rappelant qu'en 2009, la France et le Royaume-Uni avaient lancé une opération militaire, une « campagne européenne » en Libye avant de faire appel à la structure de commandement de l'OTAN. Cela montre qu'en cas de besoin, « l'Europe et l'Amérique du Nord peuvent travailler ensemble », a-t-il expliqué.
Le secrétaire général de l'OTAN est aussi revenu sur la crise en Irak, regrettant que la mission de formation de l'Alliance soit actuellement suspendue, tout comme celle de la coalition anti-Daech sur place. « J’espère que cela va reprendre au plus tôt. L’Irak a besoin de soutien », a-t-il expliqué, craignant le retour de Daech. Selon M. Stoltenberg, la coalition et l’OTAN pourraient travailler en coordination sur des actions de formation, ajoutant que l'Alliance pourrait renforcer son action. (Camille-Cerise Gessant)