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Bulletin Quotidien Europe N° 12408
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POLITIQUES SECTORIELLES / NumÉrique

Les géants du secteur font entendre leurs voix

Les représentants des plateformes ont multiplié les prises de position ces derniers jours sur la manière dont l'Europe devrait appréhender le secteur du numérique. Qu'il s'agisse de Google, de Facebook ou du lobby international CCIA, tous appelés à être associés aux réformes envisagées par la nouvelle Commission von der Leyen. 

Google et CCIA sur l'intelligence artificielle

Le PDG de Google et de sa société mère, Alphabet, Sundar Pichai, s'est tout particulièrement exprimé sur le sujet de l'intelligence artificielle, sachant que la Commission européenne prévoit de présenter sa vision pour « une approche européenne de l'intelligence artificielle » le 19 février (EUROPE 12403/29). En marge d'une rencontre avec les vice-présidents Frans Timmermans et Margrethe Vestager, M. Pichai a appelé à réguler l'IA de manière « proportionnée ». Il a en outre soutenu l'idée d'un moratoire de la reconnaissance faciale, rappelant que Google ne proposait pas ce genre de technologie au vu de ses conséquences néfastes.

Rappelons que le projet de livre blanc sur l'intelligence artificielle, daté de décembre et détaillé précédemment dans nos colonnes, laisse planer l'idée d'un tel moratoire pour une période de 3 à 5 ans tout en soulignant qu'il ne s'agit pas de l'option privilégiée à ce stade (EUROPE 12406/8). 

CCIA, de son côté, a adressé un courrier aux commissaires Breton (Marché intérieur), Vestager (Concurrence) et Reynders (Justice), le 20 janvier, dans lequel il s'oppose à une réglementation horizontale sur l'intelligence artificielle. Au lieu de cela, il recommande une intervention réglementaire ciblée, impliquant les parties prenantes et tenant compte des réflexions menées dans le reste du monde. 

Facebook sur un champion européen

Le lendemain, c'était au tour de Nick Clegg, vice-président de Facebook chargé des affaires publiques, d'exposer sa vision de la politique numérique européenne. Le 21 janvier, à l'Université Luiss Guido Carli de Rome (Italie), il a appelé à une réglementation intelligente. « Je ne suis pas ici, au nom de Facebook, pour résister à la réglementation. Que du contraire, en fait », a-t-il affirmé, rappelant qu'au printemps dernier, Mark Zuckerberg avait plaidé pour une action de l'UE sur le contenu préjudiciable, l'intégrité électorale, la confidentialité et la portabilité des données.  

Il a laissé entendre que c'est en créant des conditions nécessaires au développement de la technologie que l'Europe permettra l'émergence d'un géant du numérique en son sein. (Sophie Petitjean)

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