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Bulletin Quotidien Europe N° 12408
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POLITIQUES SECTORIELLES / SantÉ

Milan Kujundžić souhaite que l'UE se penche sur les questions du don d'organes et du vieillissement de la population

La Croatie a bien l’intention d’imprimer sa marque en matière de politique de santé durant son semestre de Présidence du Conseil de l'Union européenne. C’est ce qu’a laissé entendre le ministre croate de la Santé, Milan Kujundžić, lors d’une première rencontre avec les eurodéputés de la commission 'environnement et santé publique', lundi 20 janvier.

Durant le premier semestre 2020, les autorités croates devront poursuivre les travaux sur les chantiers législatifs déjà ouverts, à savoir l’évaluation des technologies de santé et la mise en œuvre des nouvelles règles sur les dispositifs médicaux. Mais elles entendent aussi, comme cela figurait dans leurs priorités politiques, insister sur le don d’organes et le vieillissement de la population (EUROPE 12397/15).

Invité par les eurodéputés à être plus concret, le ministre croate a indiqué que, sur la question du vieillissement, la Présidence pourrait adresser des recommandations ou des messages clairs aux États membres pour éviter les maladies dégénératives, notamment en sensibilisant aux questions d’alimentation.

Accès aux médicaments

Les eurodéputés ont profité de cette occasion pour interroger la nouvelle Présidence tournante sur sa manière d’aborder d’autres sujets de santé. Sur l’accès aux médicaments par exemple, un sujet discuté par les États membres depuis de nombreuses années, le ministre a répondu : « L’avenir se trouve dans l’immunothérapie et la thérapie génique. (…) Si chacun agit seul, il payera le prix fort. Il faut renégocier ensemble. Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons résister », a-t-il déclaré.

Et de compléter, en répondant à une autre question : « La recherche est aujourd’hui un monopole détenu par l’industrie pharmaceutique. C’est pourquoi plus de fonds devraient être alloués à la recherche de médicaments ».

Milan Kujundžić a également affirmé que chaque État membre devrait disposer d’un centre spécialisé, y compris en toxicologie, pour dépister ce qui est problématique dans les produits commercialisés sur le marché. Il a en outre évoqué le besoin de sensibiliser à la résistance aux antimicrobiens.

Nutri-score, végétarisme et euthanasie

Répondant à certaines questions controversées des députés, le ministre a laissé transparaître certaines de ses opinions personnelles, comme son opposition à l’euthanasie. « Je suis contre, car je pense que personne ne peut décider de la vie d’autrui », a-t-il affirmé, reconnaissant que certains États membres avaient choisi d’autoriser cette pratique sur leur territoire, une situation qui, en théorie, aurait pour conséquence de réduire les abus.

En réponse à une question de Silvia Modig (GUE-NGL, finlandaise), M. Kujundžić s’est montré ouvert sur le végétarisme. Je suis partisan d’une alimentation saine, a-t-il indiqué, soulignant qu’on « pouvait encourager » cette pratique qui n’équivalait toutefois pas automatiquement à de l’alimentation saine.

Enfin, il a éludé la question du 'Nutri-score' (EUROPE 12405/18), en se limitant à soutenir l’apposition sur l’emballage des aliments de leur apport calorique. (Sophie Petitjean)

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