À l'heure où le Nutri-Score fait l'objet de vives critiques en Italie, des députés européens favorables à l'application obligatoire dans l’UE de ce système simplifié d'étiquetage nutritionnel des produits alimentaires sont montés au créneau, mercredi 15 janvier à Strasbourg. Ils ont fustigé ce qu’ils estiment être une instrumentalisation politique d'un label qui attribue une note nutritionnelle globale (A B C D E F) aux aliments transformés et aux boissons en fonction de leur qualité nutritionnelle.
Lors d’une conférence de presse, ils ont défendu ce label « simple, intuitif et intelligible pour le consommateur », comme ils l’avaient fait en novembre en appelant à la signature de l’Initiative citoyenne européenne demandant le Nutri-Score dans toute l’UE (EUROPE 12365/18)
Soulignant que la Commission européenne envisage une harmonisation du système d'étiquetage des produits alimentaires dans sa feuille de route du 'Green Deal' européen, Michèle Rivasi (Verts/ALE, française) a déclaré : « Il faut que le Nutri-Score soit clairement nommé ».
En décembre, Matteo Salvini avait qualifié le Nutri-Score de « pacte secret » contre les spécialités italiennes, puisque des produits comme le 'prosciutto' ou le 'gorgonzola' sont mal notés.
Selon le professeur Serge Hercberg, concepteur de ce label, « Nutri-Score ne vise pas à pénaliser un pays, mais à aider les consommateurs à orienter leurs choix ». Et d’ajouter : « les aliments classés D et E ne doivent pas être exclus de l’alimentation, mais consommés en plus petites quantités ». (Aminata Niang et Sophie Petitjean)