La Commission européenne a informé, jeudi 6 juin, les ministres européens de la Justice des progrès réalisés dans la mise en place du Parquet européen. Bien qu'il s'agisse d’un point traditionnel d’information au Conseil ‘Justice’, elle en a profité, une fois encore, pour faire passer plusieurs messages aux États membres.
« Le chef du Parquet européen joue un rôle clé dans la mise sur pied, en temps et en heure, de l’organe », a rappelé la commissaire européenne à la Justice, Věra Jourová, en conférence de presse, regrettant à nouveau l’incapacité du PE et du Conseil à se mettre d’accord sur un nom (EUROPE 12232/11)
« Nous devons attendre que le chef du Parquet soit nommé pour accomplir beaucoup d’autres étapes importantes. C'est pourquoi cela est très urgent et je voudrais encourager le Conseil et le Parlement européen à reprendre leurs négociations dès que possible », a-t-elle poursuivi.
La nomination du chef du Parquet européen n’est pas la seule qui pose problème. La commissaire a aussi prié les États membres qui ne lui ont pas encore présenté leurs trois candidats pour le poste de procureur européen - alors que la date limite était fin mars - de le faire rapidement. Selon nos informations, les retardataires seraient au moins cinq, dont la Roumanie, la Slovaquie et l’Italie.
« Nous pensons toujours qu'il est réaliste de supposer que le Parquet européen démarrera à plein régime à la fin de l'année prochaine. Mais pour que cela se produise, il faut s’activer maintenant », avait-elle indiqué en arrivant à la réunion des ministres. (Marion Fontana)