Le Parlement européen s’est prononcé, mercredi 13 mars à Strasbourg, en faveur d’une action plus résolue et rapide de l’Union européenne et ses États membres pour combattre la pollution atmosphérique meurtrière et cause de maladies respiratoires et cardiovasculaires dans l’UE.
La résolution sur 'un air pur pour tous', adoptée par 446 voix (146 contre, 79 abstentions), prône une meilleure application de la législation de l’UE, législation que les États membres peinent à respecter, s’agissant notamment des valeurs limites pour les particules fines PM 10 et le dioxyde d’azote (NO2) dont le transport routier est le principal responsable (EUROPE 12212/18, 12127/6).
Les députés expriment leur soutien aux dialogues entre la Commission et les États membres en difficulté pour les aider à redresser la barre.
Le PE invite la Commission à aligner les normes de la directive (2008/50/CE) sur les valeurs plus strictes de l'OMS et suggère des pistes de solutions dans les transports, l’énergie et l’agriculture. Commission et États membres sont invités à soutenir la R&D et la certification à l'échelle de l'UE de systèmes multicapteurs, intelligents et innovants pour la surveillance de la qualité de l'air intérieur et extérieur.
États membres et constructeurs automobiles sont invités à coordonner les mises en conformité obligatoires des véhicules diesel non conformes (notamment par la réduction catalytique sélective) et le nettoyage de la flotte existante pour éviter l'interdiction des voitures diesel.
Le même jour, la Cour de justice de l'UE a rejeté un recours polonais en annulation de la directive fixant des plafonds nationaux d'émission de certains polluants atmosphériques (voir autre nouvelle). (Aminata Niang)