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Bulletin Quotidien Europe N° 12127
POLITIQUES SECTORIELLES / Environnement

La pollution de l'air dans l'UE toujours au-delà des limites préconisées par l'OMS, surtout en zone urbaine

En dépit de lents progrès vers un air moins vicié, la pollution atmosphérique dépasse toujours les valeurs limites fixées par la législation de l'UE et a fortiori par les lignes directrices, plus strictes, de l'OMS, selon les dernières données publiées par l'Agence européenne de l'environnement (AEE) lundi 29 octobre. 

Son rapport 2018 'Qualité de l'air en Europe' se fonde sur les données communiquées par plus de 2 500 stations de surveillance en 2016. 

Il montre que la pollution de l'air continue d'être un danger pour la santé publique et l'environnement, les particules, le dioxyde d’azote (NO2) et l’ozone troposphérique (O3) étant les plus nuisibles pour la santé humaine. 

Le rapport pointe du doigt le transport routier comme l'une des principales sources de cette pollution en Europe (notamment pour le NO2 et les particules), mais insiste aussi sur la nécessité de redoubler d'efforts pour s'attaquer à la pollution issue de la production d'énergie, de l'industrie, des ménages et de l'agriculture. 

PM 2,5 : 6 % de la population urbaine y étaient exposés en 2016 (contre 7 % en 2015). Mais 74 % de la population urbaine de l’UE a été exposée à des concentrations supérieures aux limites de l'OMS. 

Dioxyde d’azote (NO2) : en 2016, 7 % de la population urbaine de l’UE vivaient dans des zones où les concentrations étaient supérieures à la valeur limite annuelle fixée par l’UE et les lignes directrices de l’OMS (contre 9 % en 2015). L’exposition au NO2 a provoqué quelque 79 000 décès prématurés dans 41 pays européens en 2015. 

Ozone troposphérique : 12 % de la population urbaine de l’UE a été exposée à des concentrations de O3 supérieures à la valeur cible de l’UE en 2016, soit une diminution considérable par rapport à 2015 (-30 %), mais un pourcentage supérieur à celui de 2014 (7 %). En 2016, environ 98 % des citadins ont été exposés à des concentrations supérieures aux limites recommandées par l’OMS. L’exposition à l’ozone a provoqué quelque 17 700 décès prématurés dans 41 pays européens en 2015. 

Les politiques menées par le passé, celles en cours et les évolutions technologiques ont permis de réaliser des progrès lents, mais constants, dans la réduction de ces impacts négatifs. Selon les dernières estimations présentées dans le rapport, les concentrations de particules fines (PM 2,5) ont causé quelque 422 000 décès prématurés dans 41 pays européens en 2015, dont environ 391 000 dans les 28 États membres de l’UE. 

Une évaluation plus générale qui remonte jusqu’à 1990 montre que le nombre de décès prématurés dus aux PM 2,5 a été réduit d’environ un demi-million par an. Cette évolution s’explique par la mise en œuvre des politiques européennes en matière de qualité de l’air et la mise en place de mesures à l’échelle nationale et locale qui ont notamment permis de rendre les voitures, l’industrie et la production d’énergie plus propres, souligne l'AEE. 

Le rapport de l'AEE est accessible en ligne : https://bit.ly/2qhbcfp.  (Aminata Niang)

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