Le Parlement européen a demandé, mercredi 13 mars, au Conseil de l'UE, à la Commission européenne et à la Haute Représentante de l’UE de « présenter une réflexion stratégique sur l’utilisation, le rôle, les mandats et la contribution des Représentants spéciaux de l'UE [RSUE] à la lumière de la mise en œuvre de la stratégie globale de l’Union ».
L’UE compte actuellement cinq RSUE régionaux (Corne de l'Afrique, Sahel, Asie centrale, processus de paix au Proche-Orient, Caucase du Sud et crise en Géorgie), deux propres à des pays (Bosnie-Herzégovine et Kosovo) et un RSUE thématique chargé des droits de l’homme.
Dans le rapport de Hilde Vautmans (ADLE, belge), qu’ils ont adopté sans vote en vertu de l'article 113.6 du règlement intérieur du Parlement, le PE appelle à veiller à ce que les RSUE ne soient nommés que « lorsqu’ils apportent une valeur ajoutée manifeste » et à éviter leur prolifération et la fragmentation de leurs mandats afin de ne pas avoir de doublons avec les autres institutions de l’Union. Tous les moyens possibles pour renforcer le rôle des RSUE en tant qu’outils efficaces de la politique extérieure de l’Union doivent être examinés, ajoutent les députés.
Selon les députés, la prévention et la résolution des conflits, la médiation et la facilitation du dialogue, ainsi que les libertés fondamentales, les droits de l’homme, la démocratie, l’État de droit et l’égalité des genres devraient constituer des priorités transversales et, partant, la pierre angulaire des compétences associées aux mandats des RSUE. (Camille-Cerise Gessant)