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Bulletin Quotidien Europe N° 12163
POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

Les ministres de l’UE saluent la future stratégie de décarbonisation de l’économie à l’horizon 2050

Les ministres de l’UE responsables des politiques liées à l’énergie ont soutenu dans les grandes lignes la communication sur la stratégie future de l’UE de décarbonisation de l’économie à l’horizon 2050 (EUROPE 12148). 

Le commissaire européen à l'Action pour le climat et à l'Énergie, Miguel Arias Cañete, a rappelé que la stratégie future pour l'horizon 2050 devra être présentée à l'ONU d'ici à 2020, comme obligation en est faite à toutes les parties à l'Accord de Paris sur le climat. 

Le commissaire, qui a présenté pour la première fois cette communication aux ministres de l’Énergie, a noté « un large soutien des États membres en faveur de politiques climatiques ambitieuses à l’avenir ».

Les États membres ont jugé de manière très positive la stratégie de décarbonisation de l’économie, a relevé aussi la Présidence autrichienne du Conseil. 

Les ministres ont été nombreux à rappeler le besoin de respecter les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat, de poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5°C et à plaider en faveur de mesures devant permettre à l’économie européenne d’être neutre du point de vue du climat à l’horizon 2050. 

Certains pays, dont le Luxembourg, se sont opposés aux scénarios de la Commission envisageant une part plus importante de l’énergie nucléaire à l’horizon 2050. 

Divergences sur le gaz. La Présidence autrichienne a informé les ministres de l'état d'avancement de la révision de la directive de 2009 sur le gaz. La proposition date de novembre 2017 et le Conseil n'a pas arrêté sa position. 

La Présidence autrichienne a présenté la semaine dernière un texte de compromis sur la directive 'gaz' et a rappelé que les positions des pays de l’UE sont très divergentes, notamment sur la question de transfert de compétences des États membres vers le niveau communautaire. 

Le Danemark a estimé que le texte de compromis présenté « ne reflète pas l’équilibre au sein du Conseil ».

La Pologne a estimé qu’il fallait mener des discussions au niveau politique, « si nous voulons avoir ce mandat de négociation » en début d’année 2019. 

L’Allemagne a évoqué les sources d’approvisionnement différentes. Les négociations entre la Russie et l’Ukraine doivent pouvoir avancer, a dit le représentant allemand. « Il faut garantir un transit via l’Ukraine », a dit l’Allemagne, pour qui le texte proposé n’est pas équilibré et touche à des compétences des États membres. 

Les Pays-Bas ont émis des doutes sur le texte proposé et sur le transfert des compétences demandé. 

La Slovaquie a insisté, de même que la Pologne, sur l’approvisionnement en gaz ukrainien. 

La Lettonie et l’Italie ont espéré qu’un compromis pourra être atteint avant les élections de mai 2019. Le Luxembourg a regretté les divergences entre l’est et l’ouest de l’Europe sur ce dossier.

La Présidence roumaine entrante aura pour tâche de rapprocher les positions des États membres sur la directive 'gaz'. (Lionel Changeur)

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