login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11990
Sommaire Publication complète Par article 24 / 35
INSTITUTIONNEL / Royaume-uni

Les Irlandais du Nord et du Sud se sentent abandonnés par Londres dans le cadre du Brexit, soutient Terry Reintke

Le Parlement européen n’approuvera jamais un accord de retrait avec le Royaume-Uni qui ne contienne pas une solution satisfaisante pour l’Irlande et l’Irlande du Nord, a rappelé, mardi 27 mars, l’eurodéputée allemande Terry Reintke (Verts/ALE), de retour d’une mission à Dublin et Belfast la semaine dernière.

L’Allemande y a rencontré des acteurs de terrain, des ONG notamment, concernés par le sort des programmes soutenus par des financements européens au titre du processus de paix en Irlande du Nord et préoccupés par les compensations prévues. 

La députée a retenu de son déplacement que certains de ces Irlandais et Irlandais du Nord avaient le sentiment d’être « abandonnés » et celui d’être davantage un « fardeau » que des citoyens « avec des droits », a-t-elle expliqué. Pour Terry Reintke, le gouvernement britannique doit sortir au plus vite de son ambiguïté sur le sujet et cesser de laisser « délibérément » les gens dans l’incertitude, a-t-elle ajouté. La députée a toutefois dit son optimisme quant au fait, en ce qui concerne les solutions, que le gouvernement britannique finirait, à la fin du processus, par accepter la solution dite de « backstop », qui prévoit l’alignement règlementaire de l’île sur les règles du marché unique et de l’Union douanière. 

Des rencontres techniques sont prévues cette semaine à Bruxelles et tout au long du mois d’avril pour tenter de ficeler une solution sur la question de la frontière irlandaise. La semaine dernière, la dirigeante britannique, Theresa May, s’était à nouveau engagée par écrit à éviter toute frontière physique entre les deux Irlandes et à respecter intégralement l’Accord du Vendredi saint et la coopération Nord/Sud.

Le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar, a redit, le 23 mars, le souhait qu’une solution soit trouvée avant le sommet européen de juin ou, au plus tard, en octobre, à la fin des négociations sur l’accord de retrait. La Commission européenne avait proposé le 28 février un ‘filet de sécurité’ qui permette de faire rester un grand nombre de secteurs (aides d’État, normes environnementales...) dans la même zone règlementaire que l’Irlande, calquée sur les règles européennes. Une solution jugée inacceptable par Theresa May. Son gouvernement a toutefois redit son engagement envers le rapport conjoint du 8 décembre autorisant un alignement règlementaire dans certains secteurs, mais la partie britannique dit vouloir réécrire les termes de ce « backstop ». (Solenn Paulic)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL
SOCIAL
BRÈVES