La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a qualifié de « disproportionnée », lundi 26 mars, la réponse des autorités biélorusses avant le début d'un rassemblement non autorisé, à l'occasion de la Journée de la Liberté, la veille, avec l'arrestation d'au moins une trentaine d’opposants politiques.
« Si l'autorisation de l'évènement festif a été appréciée, un rassemblement demandé n'a pas été autorisé et la réponse des autorités biélorusses a été disproportionnée », a estimé la porte-parole dans un communiqué.
« Les principes démocratiques et les libertés fondamentales d'expression, de réunion, d'association et de médias doivent être pleinement garantis dans toute société démocratique », a rappelé la porte-parole. Elle a prévenu que « dans ce contexte », « tous les citoyens récemment arrêtés qui sont encore détenus devaient être immédiatement libérés ».
Selon la porte-parole du SEAE, les mesures prises par la Biélorussie pour respecter les libertés fondamentales universelles, l'État de droit et les droits de l'homme « resteront essentielles » pour façonner les relations futures de celle-ci avec l'UE.
La Journée de la liberté 2018 commémorait le centenaire de l'indépendance de la Biélorussie. C’était la première fois que le président Alexandre Loukachenko, en 24 années de pouvoir, autorisait la commémoration publique du 25 mars. (Camille-Cerise Gessant)