Johannes Hahn, le commissaire à la Politique européenne de voisinage, a présenté, jeudi 15 mars, aux députés européens réunis en session plénière, le plan d’action incitatif pour le déploiement des infrastructures de carburants alternatifs qui a été publié dans le cadre du deuxième paquet ‘mobilité’ le 8 novembre dernier (EUROPE 11900), un cadre, selon lui, approprié aujourd’hui.
En mettant à disposition jusqu’à 800 millions d’euros afin de favoriser le déploiement de ces infrastructures à travers l’Union européenne, M. Hahn est effectivement d’avis que ce plan d’action devrait permettre aux États membres de réaliser les investissements nécessaires en ce sens. Bien qu’il reconnaisse que la directive 2014/94/UE n’a pas été appliquée de manière uniforme dans les différents États, certains États ayant d’ailleurs été récemment pointés du doigt par la Commission à ce titre (EUROPE 11947), le commissaire n’envisage pas de révision de la directive, lui préférant une « action concertée ». « Il nous faut […] une meilleure coopération entre les autorités », a-t-il ajouté.
Cette présentation a donné lieu à des réactions mitigées de la part des députés européens. Massimiliano Salini (PPE, italien) a effectivement considéré que ce plan d’action était « très équilibré », ajoutant qu’il adviendrait à l’avenir de décider si d’autres initiatives sont nécessaires ou non. À l’inverse, Ismail Ertug (S&D, allemand) a regretté que les objectifs aient été trop peu ambitieux lors de l’adoption de la directive en question, du fait, d’après lui, du Conseil de l’Union européenne et s’est dit « étonné » que la Commission européenne n’ait présenté qu’un simple plan d’action. Karima Delli (Verts/ALE, française), présidente de la commission ‘transports’ du PE, a pris en outre position en faveur de mesures contraignantes plutôt que d'un plan d’action incitatif. (Lucas Tripoteau)