Le Parlement européen a appuyé, jeudi 15 janvier, les modalités du nouveau cadre européen pour la transparence des qualifications et des compétences (Europass). Conformément à l'accord intervenu avec le Conseil de l'UE le 13 décembre dernier, la décision ne fait plus de l’outil de classification européenne des aptitudes, compétences, certifications et professions (ESCO) le référentiel en la matière (EUROPE 11926).
La décision vise à « favoriser la transparence et la compréhension des aptitudes et des certifications acquises dans des contextes formels, non formels et informels, y compris à la faveur d’expériences pratiques, de la mobilité et du volontariat ». Elle met à jour le cadre Europass, créé en 2005, afin de l'adapter à l'environnement numérique (EUROPE 11638). Concrètement, elle met en place un outil en ligne amélioré d’établissement de CV et de profilage des compétences, des outils gratuits d’auto-évaluation des compétences, des informations ciblées sur les possibilités d’apprentissage dans toute l’Europe, des informations et une assistance destinées à aider les individus à faire reconnaître leurs qualifications ainsi qu’une veille stratégique sur les besoins en compétences du marché du travail.
Contrairement à la proposition de la Commission, le texte final n'oblige pas les États membres à recourir à l'outil de classification ESCO. Il stipule par contre que les États membres peuvent l'utiliser sur une base volontaire, après l'avoir essayé et évalué. « On n'est pas encore au stade d'avoir une terminologie unique. L’ESCO, c’est un projet qu’il faut encore tester dans la réalité avant de le généraliser », a déclaré Thomas Mann (PPE, allemand), co-rapporteur sur ce dossier, lors de son intervention en plénière la veille du vote. L'autre co-rapporteur, Svetoslav Hristov Malinov (PPE, bulgare), s'est quant à lui félicité des nouvelles dispositions en faveur des personnes handicapées et de la protection des données. Le texte peut être consulté à la page : http://bit.ly/2FMHAwf . (Sophie Petitjean)