Alors que la Chine et les États-Unis ont ratifié l’Accord de Paris sur le Climat, l’Union européenne est en reste. Pour le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui a plaidé, mercredi 14 septembre devant le Parlement européen à Strasbourg, pour « Une Europe qui prend ses responsabilités », c’est tout simplement impensable.
Aussi a-t-il saisi l’occasion de son discours sur l’état de l’Union pour lancer un appel à la ratification rapide de cet accord universel par l’UE et ses États membres, estimant que la crédibilité de l’UE en dépend. « L’Accord de Paris doit devenir un accord obligatoire le plus rapidement possible. Cet accord n’aurait pas été possible sans le rôle joué par l’UE. Nous avons encouragé les uns et les autres à le conclure. Et où en sommes-nous ? Un petit nombre d’États membres ont pris les dispositions dans ce sens (France, Autriche, Hongrie : NDLR). ll faut que l’Accord de Paris soit ratifié », a-t-il dit. « Plus nous attendons plus nous risquons d’être la risée et de perdre notre crédit sur la scène internationale », a -t-il averti.
Prochaine étape : le sommet informel de Bratislava. La Présidence slovaque est toujours à la recherche d’une solution pour permettre la ratification de l’UE sans attendre que soient bouclées les procédures nationales de ratification des Vingt-Huit sur lesquelles elle n’a pas la maîtrise. La tentative de parvenir à une décision par consensus, comme elle l’espère, n’a pas abouti lors de la réunion des ambassadeurs nationaux auprès de l’UE (Coreper), vendredi 9 septembre (EUROPE 11619).
Le Conseil européen informel de Bratislava devrait offrir, vendredi 16 septembre, une nouvelle occasion d’en discuter, puisque le président du Conseil européen, Donald Tusk, compte aborder la question au déjeuner. Rappelons que la présidente de la COP 21 espère pourvoir connaître, lors de ce sommet, les dates de ratification. (EUROPE précité). (Aminata Niang)