login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11624
ÉTAT DE l'UE / Action extÉrieure

M. Juncker en faveur d'un renforcement du rôle de la Haute Représentante

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a appelé, mercredi 14 septembre, lors de son discours sur l’état de l’Union, au renforcement du rôle de la Haute Représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini,  en citant notamment son rôle potentiel en ce qui concerne les négociations pour le règlement du conflit en Syrie.

« Federica Mogherini fait un travail des plus remarquables, mais (elle) doit devenir une véritable ministre des Affaires extérieures, celle qui rassemblera les forces de nos diplomaties nationales pour pouvoir peser dans les négociations internationales », a-t-il expliqué, très applaudi par les députés européens. Il a ainsi regretté qu’alors que le conflit syrien a des conséquences immédiates sur l’Europe, les Européens soient absents de la table des négociations. « Mais où est l’Union ? Où sont ses États membres dans les négociations en vue d’un règlement (de la crise) ? », s’est-il interrogé. Il a donc appelé au développement d’une stratégie européenne pour la Syrie. « Federica (Mogherini) devrait disposer d’un siège à la table des négociations sur l’avenir de la Syrie », a-t-il expliqué. Si plusieurs États membres et Mme Mogherini participent aux réunions du groupe de soutien international à la Syrie (ISSG), les coprésidents de la dimension politique de l’ISSG sont les États-Unis et la Russie.

Exception faite de ses remarques sur la Syrie, Chypre et sur une Europe de la défense (voir autres nouvelles), M. Juncker n’a que peu mentionné les affaires étrangères. Pas un mot sur les pays du voisinage, dont l’Ukraine, ni sur la Libye, deux pays dont il avait parlé lors de son discours, en 2015.

Les chefs de groupes politiques ont aussi été discrets sur ces sujets. Seul le PPE français Alain Lamassoure, en son nom propre, a critiqué la politique étrangère de l’UE. Rappelant, entre autres, que les accords de Minsk n’avaient pas été négociés par l’UE, mais par deux États membres, M. Lamassoure a regretté qu’ « un quart de siècle après la fin de la guerre froide, nous soyons incapables de parler d’une seule voix avec Moscou ». Il s’est aussi inquiété du fait que l’UE, selon lui, ne participe pas aux efforts de recomposition de la Libye, mais qu’elle soit au « large » avec l'opération navale Sophia, ce qui « la condamne à subir les décisions prises par d’autres ». 

M. Juncker n’a pas non plus mentionné l’élargissement, se limitant, dans sa réponse aux députés, à parler de la question des visas pour les Turcs. Pas un mot sur le statut de candidat à l’adhésion de la Turquie, que plusieurs députés, dont le président du groupe PPE, Manfred Weber (allemand), ont remis en question dans leur intervention. (Camille-Cerise Gessant)

Sommaire

ÉTAT DE l'UE
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
ÉCONOMIE - FINANCES
BRÈVES