Les dirigeants chypriotes grec, Nicos Anastasiades, et turc, Mustafa Akinci, se sont engagés, mercredi 14 septembre, à poursuivre et à intensifier leurs efforts dans les négociations pour la réunification de l’île « dans les prochains mois, dans le but de parvenir à un accord de règlement global en 2016 ».
« À cet effet, les deux dirigeants tiendront une réunion conjointe avec le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, le 25 septembre, à New York », a précisé le conseiller spécial de l’ONU sur Chypre, Espen Barth Eide, lisant un communiqué au nom des deux dirigeants, à l’issue d’une phase de huit réunions. La rencontre en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies sera l’occasion de « faire le point sur l'état d'avancement des négociations, d'informer le secrétaire général de leurs réalisations à ce jour et des défis à venir », a ajouté M. Eide, précisant que les dirigeants allaient demander au Secrétaire général d'intensifier son engagement personnel dans le processus dans les mois à venir.
M. Eide a aussi fait le point sur les discussions en cours. Si « des progrès significatifs ont été réalisés sur la plupart des questions en suspens concernant les chapitres de la gouvernance et du partage du pouvoir, l'économie, les questions européennes et la propriété », « certaines divergences importantes subsistent », a-t-il expliqué. Le conseiller spécial a ajouté que les deux dirigeants avaient échangé leurs points de vue et leurs positions sur les chapitres ‘Sécurité et garanties’ et ‘Territoire’. « Bien que ces premiers échanges aient montré que les points de vue respectifs restent éloignés, il y a une forte volonté de résoudre d'une manière mutuellement acceptable » ces chapitres, a-t-il précisé.
Plus tôt dans la journée, lors de son discours sur l’état de l’Union devant les députés européens à Strasbourg, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait apporté son soutien aux dirigeants, les encourageant à aller dans le sens d’une réunification de l’île. « La réunification doit intervenir, elle doit intervenir le plus rapidement possible », a-t-il jugé. L’Europe « est un moteur qui peut contribuer à la réunification de l’île », a-t-il aussi estimé. (Camille-Cerise Gessant)