Si les politiques européennes de développement et d’aide humanitaire témoignent de la solidarité de l’UE envers le monde extérieur, la solidarité doit s’exprimer au sein même de l’Union européenne, a souligné le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, en annonçant, mercredi 14 septembre, le projet de la Commission de voir créé dans l’UE un ’Corps européen de solidarité’ en cas de crise.
S’exprimant devant le Parlement européen à l’occasion de son deuxième discours annuel sur l’état de l’Union, le président a déclaré : « La Commission propose la mise en place d’un corps européen de solidarité. Les jeunes pourront y participer pour répondre aux situations de crise, comme la crise des réfugiés ou les récents tremblements de terre en Italie ».
Son ambition est que ce corps européen de solidarité soit opérationnel avant la fin de l’année et que, « d’ici à 2020, les 100 000 premiers jeunes » volontaires soient à l’œuvre.
Sans entrer dans les détails de ce projet, le président a estimé qu’un tel volontariat permettra aux jeunes de « développer leurs compétences, d’avoir un travail et d’acquérir une expérience humaine de grande valeur ».
Le Corps européen de solidarité aurait vocation à prêter secours dans les situations difficiles, qu’il s’agisse d’aide à la reconstruction des communautés après une catastrophe naturelle, d’aide aux personnes en situation d’exclusion sociale, d’aide en cas de crise sanitaire ou d’aide aux réfugiés, par exemple, a indiqué une source à EUROPE.
En vertu du Traité de Lisbonne (article 214-5), un Corps européen de volontaires humanitaires, formellement créé en mars 2014, est entré cette année en phase opérationnelle dans l’UE, après quatre ans de phase pilote, pour prêter main-forte en cas de catastrophe naturelle ou d’origine humaine à l’extérieur de l’UE (EUROPE 11386). (Aminata Niang)