Le Parlement européen a donné son feu vert, mercredi 14 septembre à Strasbourg, à l’Accord de partenariat économique (APE) signé le 14 juin dernier entre l’UE et six pays de la Communauté de développement de l’Afrique australe (CDAA ou SADC en anglais) sur les quinze que compte cette entité régionale africaine (EUROPE 11594).
Sont signataires de cet APE : le Botswana, le Lesotho, le Mozambique, la Namibie, le Swaziland, ainsi que l’Afrique du Sud, déjà liée à l’UE depuis 1999 par un accord de partenariat bilatéral de commerce, de coopération et de développement. Le consentement du Parlement à cet accord de libéralisation progressive des échanges, compatible avec les règles de l’OMC, a été donné par 417 voix, 216 voix contre et 66 abstentions. Le calendrier de libéralisation est asymétrique.
En vertu de l'accord, les pays africains parties libéraliseront 86% de leur marché (le Mozambique 74% seulement) sur dix ans, exception faite des produits agricoles et de la pêche. En retour, l'UE garantira l'accès immédiat à son marché, en franchise de droits et de quotas, des produits de cinq pays (Botswana, Lesotho, Mozambique, Namibie et Swaziland), tandis que l'Afrique du Sud bénéficiera d'un accès amélioré dans le cadre de l'accord bilatéral.
Le Parlement a demandé, par question orale à la Commission, de veiller à garantir la surveillance de la mise en œuvre de l’APE par le Parlement et la société civile.
Pour pouvoir entrer en vigueur, cet APE doit être formellement approuvé par le Conseil et être ratifié par les parlements des Vingt-Huit États membres de l'UE et des pays africains concernés.
Les négociations avaient été entamées de longue date au titre de l’Accord de Cotonou – un accord de partenariat pour le développement auquel les six pays sont parties. (Aminata Niang)