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Bulletin Quotidien Europe N° 11624
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INSTITUTIONNEL / Avenir de l'ue

Diem 25 présente son contre-point de vue sur l’état de l’Union

Diem 25, le mouvement lancé par l’ancien ministre grec, Yánis Varoufákis, a saisi l’occasion du  discours du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, sur l’état de l’Union (voir autre nouvelle) pour présenter son contre point de vue sur la question, lors d’une conférence de presse organisée par Marie-Christine Vergiat (GUE/NGL, française), mercredi 14 septembre, en marge de la session plénière du Parlement européen.

Membre de la branche française de Diem 25, Jacques Terrenoire, a vivement attaqué l’intervention du président de la Commission européenne, la jugeant « vague » et se contentant de dresser « une liste disparate » de mesures dénuées de « stratégie globale » et de « vision ». « Il s’agissait d’un discours de ‘encore un petit de la même chose » a-t-il déclaré, soulignant l’absence de proposition radicalement nouvelle.

Sa critique a porté sur trois points principalement : la politique migratoire de l’Union, celle sur les droits des travailleurs et enfin celle sur la défense. La proposition sur la crise des réfugiés se résume à un renforcement du contrôle aux frontières, a-t-il regretté, notant l’absence d’annonces concrètes pour la gestion des réfugiés. Sur le dumping social, les propositions de M. Juncker lui ont semblé également inappropriées. Un salaire minimum en Europe ne résorbera pas les différences des coûts salariaux et, donc, la question du dumping social, a-t-il commenté. Troisièmement, M. Terrenoire s’est inquiété des propositions sur l’Europe de la défense et de l’armement, tout comme Mme Vergiat, qui a dénoncé le projet d'un « fonds d'investissement pour la recherche dans l'armement ».

Pour le représentant français, l'adoption d’une nouvelle Constitution européenne progressiste est nécessaire. Cette Constitution viserait à démocratiser les institutions européennes, à poser les jalons pour une politique véritablement verte, qui impose une transition énergétique sur tout le territoire européen, a-t-il souligné. Enfin, M. Terrenoire a réclamé un positionnement fort sur la dette de « certains États membres », une référence à peine voilée à la Grèce

De l’absence du TTIP. L’accord commercial transatlantique a été le grand absent du discours de M. Juncker. Interrogé par EUROPE, le représentant de Diem 25 ne s’en est pas étonné, étant donné le malaise évident sur la question entre les États membres. Cependant, il a rappelé que M. Juncker soutient l'accord de libre-échange UE/Canada (CETA), qui pourrait être un « cheval de Troie » pour les sociétés américaines, ces dernières pouvant utiliser leur filière canadienne dans le cadre de l’accord de libre-échange nord-américain (ALENA). (Pascal Hansens)

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