Après une année 2015 funeste et une année 2016 marquée encore par de nouveaux attentats, le président de la Commission européenne a annoncé, mercredi 14 septembre dans la matinée, une série d’initiatives pour renforcer la sécurité des Européens et prévenir les attaques terroristes.
Ce renforcement de la sécurité passe en grande partie par un durcissement des contrôles aux frontières extérieures de l’UE. Si l’Europe doit rester ouverte et solidaire et s’il faut montrer aux terroristes qu’ils « n’ont aucune chance quand ils s’attaquent à nos valeurs », a dit Jean-Claude Juncker, cela ne doit pas se faire au « détriment de la sécurité ».
Sur le front de la lutte contre le terrorisme, le président de la Commission a précisé que, d’ici au mois de novembre, l’UE proposerait un système équivalent au système ESTA américain, à savoir un programme d’enregistrement préalable des citoyens des pays tiers désireux de venir en Europe. Ce système, appelé ETIAS (European travel information and authorisation system), vise à demander des informations préalables sur les ressortissants de pays qui bénéficient d’exemptions de visas. Jean-Claude Juncker a expliqué que cela permettrait aux Européens de disposer d’informations sur les voyageurs avant même qu’ils arrivent dans l’UE.
« On doit savoir quels individus franchissent nos frontières », a déclaré M.Juncker ; d’où l’aide qu’apportera la création de l’Agence de gardes-côtes et gardes-frontières européens, a aussi relevé le président. Sur ce point, M. Juncker a souhaité que la future agence et les États membres collaborent rapidement. Il souhaite notamment qu’au moins 200 gardes-côtes et 50 véhicules supplémentaires soient déployés à partir d’octobre aux frontières externes de la Bulgarie.
Jean-Claude Juncker est également prêt à renforcer Europol en lui permettant un meilleur accès aux bases de données. Les ressources nécessaires seront aussi données à l’agence en fonction de ses besoins.
Le président Juncker a estimé qu’il fallait également travailler à renforcer l’échange d’informations entre les États membres, la Commission souhaitant encourager une sorte de « hub » d’information au sein d’Europol sur les menaces terroristes ou celles liées à d’autres crimes graves. (Solenn Paulic)