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Bulletin Quotidien Europe N° 11624
ÉTAT DE l'UE / Économie

M. Juncker propose de doubler la durée et les capacités du plan européen d’investissement

Le président de la Commission européenne souhaite que le plan d’investissement portant son nom puisse capter 630 milliards d’euros d’investissements additionnels d’ici à 2022.

« Nous allons aller de l’avant » avec le plan d’investissement européen, qui a permis en un an de lever 116 milliards d’euros d’investissements dans 26 États membres (sauf Chypre et Malte) et a bénéficié à plus de 200 000 petites et moyennes entreprises, a déclaré M. Juncker, lors de son discours annuel sur l’état de l’Union européenne, mercredi 14 septembre à Strasbourg.

En reprenant à son compte une proposition des sociaux-démocrates en vue du sommet informel à Vingt-Sept à Bratislava (EUROPE 11609), la Commission a soumis le même jour une proposition législative permettant d’étendre à 2020 la durée du plan ‘Juncker’, limite fixée par le cadre financier pluriannuel 2014-2020. Cette approche permettra d’augmenter la puissance de feu du plan à 500 milliards d’euros, espère la Commission, qui demande aux États membres de s’impliquer davantage pour que cette capacité soit portée à 630 milliards d’ici à 2022.

L'institution européenne promet également d’agir pour faire respecter le caractère additionnel du plan d’investissement en donnant la priorité aux projets transfrontaliers. Le plan a en effet été créé de manière à ce que la garantie publique du fonds FEIS, le bras financier du plan, soit uniquement octroyée à des projets qui ne verraient pas le jour sans un tel soutien. Par ailleurs, une attention accrue sera accordée aux projets qui permettent de tenir les engagements climatiques de la COP21 et favorisent la transition énergétique. Et la part du soutien aux PME sera accrue.

Le soutien du PE à ces mesures semble acquis, ces annonces ayant peu fait réagir les députés (EUROPE 11568). Du côté du Conseil, les ambitions sont plus modestes. Lundi, le secrétaire d’État polonais aux Affaires européennes, Konrad Szymański, avait toutefois soulevé « deux problèmes » du plan 'Juncker'. Selon lui, il est difficile d'affirmer que cette initiative est meilleure que les fonds structurels et son activation est plus facile en Europe occidentale qu'orientale. « Nous avons besoin d’analyser comment parvenir à un équilibre géographique accru avant d’étendre le mandat du plan ’Juncker’ », avait-il estimé. (Mathieu Bion)

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