La commissaire aux Transports, Violeta Bulc, a insisté sur le rôle de premier plan joué par les autorités municipales et locales dans la décarbonisation des transports, lors d’une intervention devant les coordinateurs de la commission des transports (TRAN), mercredi 14 septembre.
En effet, à ses yeux, il est absolument nécessaire de développer une approche horizontale, afin de créer les conditions nécessaires pour garantir investissements et innovations dans le secteur des transports à faible émission. La commissaire a ainsi insisté sur la place des villes dans sa stratégie, celle-ci étant « à l’avant-garde » dans le domaine de la mobilité propre (vélo, marche, transport partagé). Mme Bulc a indiqué, à ce titre, que la Commission intensifiait sa coopération avec les villes. Pour rappel, le Pacte d’Amsterdam, adopté en mai dernier (EUROPE 11561), fait la part belle aux transports et à la mobilité verte parmi ses 12 priorités.
La commissaire en a profité également pour énumérer les prochaines étapes. Tout d’abord, elle présentera à la fin de l’année un plan directeur (‘master plan’) en vue de permettre le déploiement des voitures connectées et autonomes en lien avec la déclaration d’Amsterdam (EUROPE 11533, 11532). Par la suite, au printemps 2017, la Commission présentera son projet pour un système de péage routier fondé sur la distance parcourue (EUROPE 11598) selon le principe du « pollueur- payeur », ainsi que la mise en place de systèmes de péage électronique interopérables. À la fin de l’année prochaine, Mme Bulc compte lancer des actions pour développer l’interopérabilité dans les transports, ainsi qu'un projet législatif pour 2018 en vue de faciliter le transport maritime de courte distance (‘short-sea shipping’) en simplifiant les procédures administratives. L’objectif serait de proposer un guichet unique.
La Commission a présenté sa stratégie post-2020 pour une ‘mobilité à faibles émissions’ en juillet dernier. Le projet avait été globalement bien accueilli. Deux points nourrissent la controverse cependant : l'élimination progressive des biocarburants de première génération après 2020 (EUROPE 11600) et l’accent mis sur le secteur des transports routiers (EUROPE 11603). (Pascal Hansens)