Luxembourg, 21/06/2013 (Agence Europe) - L'appel du président chypriote, Nicos Anastasiades, en vue d'une solution à long terme aux problèmes de liquidité de la Bank of Cyprus (BoC) (EUROPE n° 10865) est resté lettre morte, jeudi 20 juin à l'Eurogroupe. Le sujet pourrait rebondir au Conseil européen.
La zone euro n'a eu qu'une seule réponse à apporter à la requête de Nicosie interprétée comme une remise en question de l'accord bouclé en mars. « Nous sommes d'accord sur le fait qu'une mise en œuvre rapide et déterminée du programme est indispensable », a déclaré le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. Le processus de restructuration de la BoC devra être mené à son terme dès que possible, une fois connus les résultats de l'audit de la société KPMG, aux alentours du 20 juillet. Pour l'Eurogroupe, cela participera au retour de la confiance dans le secteur bancaire de l'île. M. Dijsselbloem a, par ailleurs, ajouté que le ministre chypriote avait réitéré la volonté de Chypre de tenir ses engagements au regard du plan d'aide.
Affaire classée ? Peut-être pas. Trois sources chypriotes indiquent que le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a répondu, par écrit, à la lettre de M. Anastasiades. Selon l'une d'elles, M. Van Rompuy a promis d'aborder les éléments soulevés à l'attention de ses créanciers lors du Sommet européen des 27 et 28 juin. Dans l'entourage de M. Van Rompuy, on dément l'existence de cette lettre et on précise que le cas chypriote ne figurera pas à l'agenda du Sommet. Une rencontre bilatérale entre les deux hommes est toutefois prévue en marge de la réunion des Vingt-sept. (EL)