Bruxelles, 18/06/2013 (Agence Europe) - La Grèce devait tenter d'avancer avec ses créanciers internationaux, mardi 18 juin au soir, notamment sur le dossier des privatisations.
S'il est désormais admis par chaque partie que les objectifs 2013 ne seront pas atteints, cela ne signifie pas qu'ils seront revus à la baisse, selon la presse grecque. Après l'échec de la privatisation de l'énergéticien DEPA, la Commission avait appelé Athènes à relancer la procédure (EUROPE n° 10864). La réduction de la TVA sur la restauration bénéficierait quant à elle d'une plus grande ouverture.
Si le Conseil d'État a tranché sur la fermeture d'ERT (voir autre nouvelle), offrant une légère bouffée d'oxygène à la coalition gouvernementale, les partenaires du Premier ministre Samaras demeurent piqués au vif par sa décision de fermer, sans leur consentement, le service public audiovisuel. « La question clé est que le gouvernement doit fonctionner comme un véritable gouvernement de coalition, et non comme un gouvernement à parti unique de la Nouvelle démocratie, qui ne fait que tolérer les deux autres partenaires », a déclaré Evangelos Venizelos, leader du Pasok. Même son de cloche du côté de Dimar, dont le chef Fotis Kouvelis a dénoncé l'unilatéralisme de M. Samaras. Les discussions internes à la coalition reprendront mercredi. Lundi soir, le Commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, avait mis le pays en garde: « Ce dont la Grèce n'a pas besoin, c'est d'une autre crise politique. » Berlin a pour sa part appelé le pays à garder le rythme des réformes, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, étant attendu à Athènes la semaine prochaine. (EL)