Bruxelles, 18/06/2013 (Agence Europe) - La France et l'Italie sont d'accord sur une ligne de « transparence » totale au cas où la Chine ouvrirait une procédure anti-dumping contre les vins européens, ont annoncé mardi 18 juin à Rome les ministres de l'Agriculture des deux pays.
Après un entretien bilatéral, aussi bien la ministre italienne Nunzia De Girolamo que son invité français Stéphane Le Foll se sont dits « sereins » quant au risque que Pékin ouvre une telle procédure pouvant aboutir à l'imposition de taxes douanières spéciales sur le vin. « Nous avons une position commune et nous avons réaffirmé la sérénité qui était la nôtre par rapport aux subventions supposées sur le vin, il n'y en a pas ! », a souligné M. Le Foll, en ajoutant: « Les éventuels reproches de la Chine n'ont aucune validité. »
À moitié comme une boutade puis plus sérieusement, sa collègue italienne a proposé d'inviter à « dîner les plus hauts représentants de l'agriculture chinois à savoir le vice-Premier ministre chargé du secteur pour trinquer avec des vins français et italiens et démontrer que nos exportations ne sont pas déloyales ».
L'essentiel pour M. Le Foll est que les discussions entre l'UE et la Chine s'engagent sur la base d'une vraie « unité de l'Europe », « il faut éviter les divisions ». Au cas où la Chine, après l'enquête qu'elle a entamée, lancerait d'ici au 5 août une procédure anti-dumping, M. Le Foll a dit « souhaiter que les viticulteurs français s'inscrivent rapidement pour jouer la transparence la plus totale ; on n'a rien à craindre ». (LC)