Bruxelles, 25/04/2013 (Agence Europe) - Le processus d'accord sur la normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo n'est pas fini, a souligné, le 24 avril, un diplomate européen. « Le processus n'est pas terminé, il vient maintenant d'entrer dans une nouvelle phase, qui est la mise en œuvre. Nous allons continuer à faciliter » le processus, a-t-il expliqué précisant que la mise en œuvre de l'accord est « la clé ».
Le diplomate a ajouté que « dans les prochains jours », il y aurait des réunions à Bruxelles, d'avantage sur « le plan technique », pour préparer la mise en place de l'accord. Il a précisé qu'« il y aura d'autres réunions, à tous les niveaux », n'excluant ainsi pas une nouvelle rencontre au plus haut niveau entre la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, et les deux Premiers ministres, le Serbe, Ivica Dacic, et le Kosovar, Hashim Thaçi. Belgrade et Pristina doivent par exemple encore s'entendre sur les questions d'énergie et de télécommunications, avant le 15 juin.
Mais le diplomate a averti que la mise en œuvre ne sera pas un long fleuve tranquille. « Maintenant les choses vont être mises en pratique. Je ne pense pas que ça va être facile, mais si les deux parties restent mobilisées, cela peut être fait », a expliqué cette source européenne, précisant que c'est un processus « gagnant-gagnant ». Ce diplomate a ajouté avoir vu « beaucoup de détermination » des deux parties pour arriver à un accord et s'attend à « la même chose sur la mise en œuvre ». Il a rappelé que « dans la mise en œuvre de ce nouvel accord, nous ne partons pas de zéro. Cela fait deux ans que la Serbie et le Kosovo font des choses ensemble ». Ces derniers mois, Belgrade et Pristina ont par exemple mis en place une gestion intégrée des frontières avec six points de passage.
Le diplomate a expliqué que la perspective européenne a poussé la Serbie et le Kosovo à discuter. « L'essentiel fut la perspective européenne pour les deux. Ils veulent tous les deux aller de l'avant, et les deux ont décidé que pour avancer il fallait changer quelque-chose », a-t-il expliqué, rappelant que ce processus a nécessité des personnes et des hommes politiques avec « du courage, de la détermination et une capacité à faire face à des problèmes réels ». « Ce processus exigeait des décisions très difficiles pour chacun », a-t-il ajouté. « C'est vraiment leur processus, leur accord, (…) leurs négociations. Nous avons mis le problème sur la table et c'était à eux de le résoudre », a conclu cette source, rappelant que l'UE n'était que le facilitateur. (CG)