Bruxelles, 25/04/2013 (Agence Europe) - Alors qu'il reste deux mois avant le Conseil européen, où les chefs d'État et de gouvernement doivent discuter des mesures concrètes et de la feuille de route pour la mise en place d'une dimension sociale dans le projet de l'Union économique et monétaire (UEM), la Confédération européenne des syndicats (CES) a présenté, mercredi 24 avril, sa propre vision sur cette question. Cette vision tente avant tout de convaincre que le débat sur cette dimension sociale « est trop restrictif », car c'est toute l'UE qui devrait bénéficier des bienfaits d'un potentiel progrès social.
Les discussions sur le projet de l'UEM avancent pas à pas. Mais si la Commission européenne a déjà présenté, fin mars, deux communications exposant les prochaines étapes du projet de réalisation de l'UEM (EUROPE nº 10811), elle ne l'a toujours pas fait pour la dimension sociale. Le commissaire Laszlo Andor (Emploi) a certes évoqué le sujet au cours d'un discours, mais il n'a fourni qu'une seule piste: la création d'un 'tableau de bord', dont l'objectif serait de donner « une plus grande visibilité à la dimension de la politique sociale lors de la prise des décisions macroéconomiques et de renforcer le suivi et la coordination de l'emploi et des politiques sociales et d'identifier et atténuer les difficultés majeures en temps utile ». Une piste qui a déjà été évoquée au niveau du Conseil européen et qui semble avoir recueilli un large soutien (EUROPE nº 10796). Pour les autres propositions, il faut attendre, rien n'est joué, assure encore aujourd'hui la Commission.
La CES considère la discussion actuelle sur cette dimension sociale de l'UEM « comme étant un pas dans la bonne direction », si et seulement si, « elle conduit au progrès social dans l'ensemble de l'UE ». Et pour y parvenir, la CES remet ses préceptes traditionnels: un programme majeur d'investissements européens de 1 ou 2% du PIB de l'UE ; introduction d'un revenu minimal ; fin des mesures d'austérité ; fin du 'dumping social'. Pour les aspects techniques, la position de la CES ne diffère pas sur les quelques points aujourd'hui évoqués. Elle appuie ainsi notamment l'idée d'inclure dans le processus de gouvernance économique « la définition et le respect d'indicateurs sociaux structurels, ainsi qu'une évaluation comparative des politiques actives du marché du travail ». (JK)