Bruxelles, 25/04/2013 (Agence Europe) - Une majorité d'États membres proposent aujourd'hui des programmes de soutien et de conseil aux enseignants, constate la Commission européenne. Elle a publié, le 24 avril, un nouveau rapport rédigé par le réseau Eurydice sur les conditions de travail des enseignants et des directeurs d'établissement intitulé « Chiffres clés sur les enseignants et les chefs d'établissement », couvrant 32 pays (dont les 27 États membres). « J'engage vivement les États membres à améliorer la formation et le soutien des enseignants afin qu'ils puissent développer pleinement leurs compétences tout au long de leur carrière et prodiguer un enseignement innovant et de haute qualité afin de doter les jeunes des compétences indispensables dans la société moderne », a déclaré la commissaire responsable de l'Éducation, de la Culture, de la Jeunesse et du Multilinguisme, Androulla Vassiliou.
Le rapport indique que: 1) la plupart des pays de l'UE ont défini les compétences dont les enseignants doivent disposer pour obtenir un emploi et progresser dans leur carrière (compétences pédagogiques mais aussi aptitudes au travail en équipe et compétences interpersonnelles). Un « cadre » de compétences constitue ainsi la base de la formation initiale de tous les enseignants dans tous les pays et régions, à huit exceptions près [Belgique (communauté germanophone), Bulgarie, Croatie, République tchèque, Finlande, Islande, Liechtenstein et Slovaquie] ; 2) la majeure partie des cinq millions d'enseignants en Europe ont une obligation contractuelle de travail d'au moins 35 à 40 heures par semaine (comprenant la présence dans les locaux, le temps d'enseignement et la préparation des cours). Le nombre d'heures actives dans l'enseignement est très varié. Il est généralement plus élevé dans l'enseignement préscolaire et diminue aux niveaux les plus élevés de l'éducation ; 3) la majorité des enseignants ont plus de 40 ans. Près de la moitié sont âgés de plus de 50 ans en Bulgarie, en République tchèque, en Allemagne, en Estonie, en Italie, aux Pays-Bas, en Autriche, en Norvège et en Islande. Les enseignants âgés de moins de trente ans sont plutôt rares en Allemagne, en Italie et en Suède ; 4) dans la majorité des États membres de l'UE, les salaires de base minimaux des enseignants sont inférieurs au PIB par habitant pour les enseignants travaillant dans l'enseignement obligatoire (enseignement primaire et premier cycle du secondaire). Les primes, parfois généreuses, sont généralement versées pour des heures ou des responsabilités supplémentaires ; 5) des programmes d'initiation visant à offrir un soutien et des conseils personnalisés aux enseignants débutants sont désormais obligatoires dans 15 États membres de l'UE (Autriche, Chypre, Estonie, France, Allemagne, Irlande, Italie, Luxembourg, Malte, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède et Royaume-Uni) ainsi qu'en Croatie et en Turquie.
Ce rapport apporte des renseignements précieux sur la condition des enseignants à l'heure où la Commission est particulièrement attentive à la qualité de l'enseignement dans l'UE. La stratégie « Repenser l'éducation » souligne l'importance d'attirer de meilleurs candidats aux postes d'enseignant alors que le groupe de haut niveau sur la modernisation de l'enseignement supérieur mis en place par la Commission tente de trouver des solutions incitant les États membres à améliorer la qualité de leur système éducatif. (IL)