Bruxelles, 18/04/2013 (Agence Europe) - La société civile de l'UE a un nouveau représentant. Il est Français et il a été choisi, mardi 17 avril, par ses 344 collègues pour un mandat de deux ans et demi. Pour le nouveau et trentième président du Conseil économique et social européen (CESE), Henri Malosse, il est temps que le CESE sorte de l'ombre des autres institutions européennes à Bruxelles pour devenir « la véritable voix des citoyens ».
M. Malosse n'y va pas par quatre chemins pour décrire l'état de santé actuel de l'UE: « La maison de l'Europe est en train de brûler », a-t-il dit lors de sa première conférence de presse en tant que président du CESE, jeudi 18 avril. Alors que les prochaines élections européennes en 2014 risquent d'être « très mauvaises, si l'UE ne change pas », le CESE doit se poser, selon lui, comme l'intermédiaire principal entre les dirigeants européens et la société civile.
Pour parvenir à cet objectif, le CESE doit « sortir de l'ombre », où il s'est réfugié trop longtemps dans l'espoir d'influencer la politique européenne. Cette stratégie va donc changer. C'est en interpellant et en demandant ouvertement des comptes aux autres institutions de l'UE que le CESE peut espérer rétablir la confiance des citoyens dans le projet européen, a-t-il jugé.
M. Malosse poursuivra cet objectif au cours de son mandat avec l'aide de deux vice-présidents: Jane Morrice, ancienne vice-présidente de l'Assemblée d'Irlande du Nord et membre du CESE depuis 2006, et Hans-Joachim Wilms, délégué aux Affaires européennes de l'Union syndicale de la construction, de l'agriculture et de l'environnement (BAU) et membre allemand du CESE depuis 1994. (JK)