Bruxelles, 18/04/2013 (Agence Europe) - Pour sa première visite officielle en Europe, le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, a reçu, jeudi 18 avril à Bruxelles, l'assurance de Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, et de José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, d'un approfondissement des relations politiques et économiques de l'UE avec l'Éthiopie et d'une coopération accrue pour relever les défis de la sécurité dans la Corne de l'Afrique et du changement climatique global.
« L'UE est de loin le plus grand partenaire commercial de l'Éthiopie. 40% des exportations de l'Éthiopie ont l'Europe pour débouché. L'UE est aussi un investisseur important avec 300 entreprises actives dans le pays, et nous sommes prêts à soutenir le gouvernement éthiopien dans sa vision à long terme pour la croissance et des investissements accrus », a déclaré M. Van Rompuy. Il a assuré son interlocuteur de la disponibilité de l'UE à soutenir l'adhésion de l'Éthiopie à l'OMC, et a souligné l'importance du respect des droits de l'Homme.
Devant la presse, M. Barroso, a rappelé que l'Europe est le premier donateur de l'Éthiopie. Dans le 11ème FED, un accent plus important sera mis sur la santé, et l'UE est convenue d'allouer « 30 millions d'euros supplémentaires pour la santé maternelle », a-t-il annoncé. Mais les relations vont au-delà de la coopération au développement. L'Éthiopie, qui assure actuellement la présidence tournante de l'Union africaine, représente un partenaire de choix de l'UE pour des avancées au G20, dans les négociations climatiques onusiennes et pour les préparatifs du sommet UE/UA de 2014. M. Barroso a annoncé qu'il sera « la semaine prochaine à Addis Abeba pour la réunion de la Commission européenne et de la Commission de l'UA ». Le Premier ministre éthiopien a remercié l'UE pour son aide « qui a porté ses fruits dans le domaine des infrastructures, des services de base, de l'agriculture et de la sécurité alimentaire ». Il a fait état de la volonté commune de renforcer à l'avenir le commerce et l'investissement. Répondant à la presse, il a démenti l'existence de violations des droits de l'Homme contre des journalistes et des syndicalistes. « On n'a jamais arrêté des personnes parce qu'elles étaient journalistes ou pour des délits d'opinion, mais pour des crimes », a-t-il affirmé. (AN)