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Bulletin Quotidien Europe N° 13874
POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Plusieurs ministres européens demandent de renforcer les règles en matière d’étiquetage de l’origine des produits agricoles

Lors du Conseil 'Agriculture' de mardi 26 mai, l’Autriche, la France et l’Italie, soutenues par plusieurs autres pays, ont demandé une réponse législative rapide de la Commission européenne en matière d’étiquetage de l’origine des produits agricoles.

Les ministres de ces pays ont prôné une révision du règlement 1169/2011 relatif à l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires afin de renforcer l’obligation d’indiquer l’origine des produits à l’échelle de l’UE et d’en étendre la portée « au plus grand nombre de produits alimentaires possible ».

L’Italie a indiqué avoir déjà mis en place un système national obligatoire « efficace » et a demandé son extension au niveau européen afin de valoriser les produits et d’améliorer l’information des consommateurs.

« L’objectif doit être d’étendre l’obligation d’indication du pays d’origine à un plus large éventail de denrées alimentaires et de circuits de distribution. Cela pourrait concerner par exemple certaines denrées d’origine animale, le lait et certains produits laitiers ainsi que les ingrédients primaires des produits transformés », a précisé la délégation française.

Le Danemark a estimé, au contraire, qu’un élargissement obligatoire « entraînerait des coûts administratifs et des prix plus élevés sans bénéfices clairs ».

La Pologne s’est dite favorable à une approche pragmatique, estimant qu’une indication 'UE/hors UE' serait suffisante et plus efficace. Le Luxembourg a soutenu cette position.

Christophe Hansen, commissaire européen à l’Agriculture, a rappelé que dans la 'vision pour l’agriculture et l’alimentation' de février 2025, la Commission s’était engagée à étendre l’étiquetage de l’origine. Cette orientation se reflète désormais dans le paquet relatif au cadre financier pluriannuel (CFP) de l'UE post-2027, à travers la proposition de modification du règlement sur l’organisation commune des marchés (OCM), actuellement en négociation entre le Parlement européen et le Conseil.

Ce texte précise que les normes de commercialisation peuvent couvrir le lieu d’exploitation agricole et/ou l’origine, et élargir le champ d’application à d’autres secteurs, notamment les protéagineux, la viande bovine, porcine, ovine et caprine.

« Cela nous donne une base juridique appropriée pour développer des exigences européennes d’étiquetage de l’origine, secteur par secteur, lorsqu’il existe un intérêt pour les consommateurs et lorsque les mesures sont justifiées et proportionnées », a conclu M. Hansen.

Lien vers la note de l'Autriche : https://aeur.eu/f/m1j  (Lionel Changeur)

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