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Bulletin Quotidien Europe N° 9328
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/conseil europeen

Ouverture du Sommet - Angela Merkel appelle à conserver la substance de la Constitution - Réunion des dirigeants libéraux

Bruxelles, 14/12/2006 (Agence Europe) - Le Conseil européen s'est ouvert jeudi en début de soirée par la traditionnelle rencontre des chefs d'Etat et de gouvernement avec le Président du Parlement européen. Tous les grand sujets à l'ordre du jour - élargissement, JAI, immigration, Constitution - devaient ensuite être abordés lors de la première séance de travail et le dîner (voir EUROPE n° 9327). Quelques heures auparavant, lors de leur réunion « pré-Sommet », les dirigeants libéraux ont estimé que leur famille politique devait reprendre l'initiative dans le débat européen.

Devant la presse, la présidente du Parti ELDR (Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs), Annemie Neyts, a appelé tous les leaders libéraux à « redynamiser l'Europe » pour en finir avec le « blues de l'UE ». Au sein des institutions de l'Union, dans les gouvernements et Parlements des Etats membres, les leaders libéraux devraient créer un environnement de coopération renouvelée, où chaque entité se concentre sur ce qu'elle fait le mieux, ajoute un communiqué. Si les politiques de l'UE telles qu'inscrites dans le traité constitutionnel ont été critiquées, ce n'est pas le cas des améliorations relatives aux mécanismes de prise de décision et nous devrons en tenir compte au moment de son réexamen, insiste Mme Neyts. Un réexamen en faveur duquel la chancelière allemande chrétienne démocrate, Angela Merkel, s'efforcera aussi d'œuvrer pendant sa Présidence de l'UE. Devant le Bundestag, Mme Merkel a déclaré jeudi: « Je considèrerais comme une erreur historique, je le dis ici avec force, si nous ne réussissions pas d'ici les prochaines élections européennes à traiter la substance de ce traité constitutionnel de façon que nous puissions parvenir à un résultat ».

Alors que le Sommet ne traitera pas de la question des négociations avec la Turquie, M. Vanhanen n'a pas confirmé la possibilité d'ouvrir de nouveaux chapitres avec Ankara dans un proche avenir. Alors que certains prêtent à la Présidence finlandaise l'idée de lancer des discussions avant la fin de l'année, « je ne suis pas sûr que nous aurons le temps », a-t-il reconnu. L'intention affichée par le Président du Conseil italien d'aborder, lors du Sommet, la question des relations entre l'UE et la Serbie est « un signal positif qu'il y a un fort soutien pour l'élargissement », a ensuite répondu M. Vanhanen aux journalistes, rappelant que le pays dispose bien d'une perspective européenne, mais que Belgrade doit remplir tous les critères, y compris une pleine coopération avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Si Romano Prodi, soutenu par d'autres Etats membres, souhaite reprendre les pourparlers en vue d'un accord de stabilisation et d'association avec la Serbie, afin de soutenir les forces démocratiques avant les élections du 21 janvier 2007, l'idée est rejetée par d'autres pays, qui ne souhaitent pas prendre position pour l'instant. Le sujet devait être évoqué jeudi soir au dîner, mais beaucoup s'attendent à ce que la conditionnalité d'une coopération avec le TPIY ne soit pas revue avant les élections. Le sujet devrait plutôt être inscrit à l'ordre du jour des ministres des Affaires étrangères, qui se réuniront le 22 janvier prochain, au lendemain du scrutin en Serbie. (ab / hb)

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