Strasbourg, 20/07/2004 (Agence Europe) - Lors de sa brève conférence de presse, Josep Borrell a été notamment interrogé sur le sort de Strasbourg comme siège du Parlement européen. S'exprimant en français, il a noté: c'est inscrit dans le traité, Strasbourg est un « lieu symbolique de la rencontre franco-allemande, des guerres qui ont déchiré l'Europe », et « un bon endroit pour que les Européens se retrouvent, avec le siège de leur parlement ».
Quant à l'accord qui a permis son élection avec le soutien du PPE-DE (et qui prévoit en contrepartie le soutien socialiste au candidat du PPE-DE pendant la deuxième partie de la législature), M.Borrell rejette les critiques: ce n'est pas un « accord obscur », mais c'est un type d'arrangement pratiqué depuis longtemps, a-t-il rappelé, en anglais. En ajoutant: « je ne vois pas pourquoi un accord des socialistes avec les libéraux serait bon, et un avec le PPE mauvais ». Y a-il un lien entre son élection et un soutien des socialistes au président désigné de la Commission Barroso ? Non, il n'y en a pas, a assuré M.Borrell, en notant que, au sein de son groupe, « certaines délégations » (nationales) voteront pour M.Barroso, d'autres pas.
Le président du groupe socialiste au PE, Martin Schulz, a indiqué, mardi, à la presse que son groupe déterminera son attitude sur l'approbation de la désignation de José Manuel Durão Barroso comme président de la Commission européenne seulement mercredi soir, après l'avoir entendu. Il a reconnu le « grand scepticisme » suscité par la prestation de M. Barroso chez une bonne partie du groupe socialiste, tout en admettant que certains députés voteront sans doute « pour des raisons personnelles ». M.Schulz a nié (comme Hans-Gert Pöttering) tout lien entre l'élection de Josep Borrell et un oui socialiste à José Manuel Barroso. Quant à Graham Watson, interrogé par la presse, il a admis que M.Barroso avait favorablement impressionné le groupe libéral, qui s'est cependant rendu compte qu'il « ne voulait pas répondre à certaines questions ».Une fois de plus, M. Watson a beaucoup insisté sur la nécessité que M. Barroso ne se laisse pas dicter par les grands Etats membres le choix des Commissaires européens et de l'attribution de leurs portefeuilles.