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Bulletin Quotidien Europe N° 8752
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/agriculture

Le plupart des Etats membres sont préoccupés par le projet de réforme du secteur du sucre

Bruxelles, 20/07/2004 (Agence Europe) - Les ministres de l'Agriculture des Etats membres de l'UE ont eu, lundi à Bruxelles, un premier échange de vues sur la réforme du secteur du sucre après l'adoption de la communication du 14 juillet sur le sujet (EUROPE du 15 juillet 2004, p.11). La plupart des Etats membres ont exprimé leur inquiétude au sujet de certains éléments de la proposition, comme le calendrier proposé de mise en œuvre de la réforme, les modalités proposées de réductions des prix et des quotas ou encore la possibilité suggérée de transférer des quotas. Seuls le Royaume-Uni, la Suède, le Danemark et, dans une moindre mesure, les Pays-Bas et l'Allemagne ont estimé que la communication constituait une bonne base de travail.

Lors d'une conférence de presse à l'issue des travaux du Conseil, le Commissaire Franz Fischler a déclaré que « si nous ne le rendons pas plus compétitif, le secteur sucrier européen va entrer dans un scénario d'usure dans lequel même nos meilleures zones de production vont devoir réduire cette production avec toutes les conséquences négatives que cela aurait ». Il a indiqué que « tous les ministres et tous les Etats membres sont parfaitement conscients du problème auquel nous faisons face ». Selon lui, la nécessité d'une réforme n'est donc pas contestée: « La question est de savoir jusqu'où nous devons aller, quels doivent être le calendrier et les modalités », a-t-il ajouté.

Le ministre français Hervé Gaymard a estimé lors de son intervention qu'il n'y avait pas lieu de se précipiter dans une réforme. Il a fait valoir en substance que le régime actuel expire seulement le 30 juin 2006 et qu'il faut attendre les résultats, attendus le 20 septembre prochain, des procédures contentieuses engagées à l'OMC. Il a cité «quatre préoccupations majeures » qui guideront la position de la France durant les débats à venir: - le maintien d'une « protection communautaire suffisante » (aux frontières de l'UE) ; - la garantie d'un « traitement approprié des produits sensibles, dont le sucre » dans les discussions à l'OMC sur l'accès au marché ; - la prise en compte des « conditions très spécifiques » de la production de sucre dans les régions ultra-périphériques ; - la nécessité de trouver des solutions pour prendre en compte les intérêts des pays ACP (qui seraient directement touchés par une baisse des prix garantis). Dans ce contexte, la France a demandé à la Présidence néerlandaise d'organiser après l'été une rencontre avec les pays ACP (par exemple en marge d'un des prochains Conseils Agriculture-Pêche).

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