Alors que, selon un haut fonctionnaire européen, les dirigeants européens ne devraient pas discuter de manière approfondie de la défense européenne lors de leur Conseil européen du 19 mars, ils devraient appeler néanmoins, dans des conclusions, à une « accélération des efforts pour atteindre rapidement le niveau de capacité de défense requis ».
Le Conseil européen devrait notamment souligner l’importance d’intensifier les travaux sur les domaines prioritaires en matière de capacités identifiés au niveau de l’UE et inviter la Commission européenne, le Conseil et les États membres à prendre d’urgence les mesures nécessaires pour mettre en oeuvre l'instrument SAFE et le Programme pour l’industrie européenne de défense (EDIP).
Les dirigeants devraient aussi inviter les colégislateurs à poursuivre les travaux sur la proposition sur la mobilité militaire. Mercredi 18 mars, le président chypriote, Nikos Christodoulides, a espéré une 'orientation générale' sur cette proposition lors du Conseil des Affaires étrangères de juin.
Il devrait en outre inviter le Conseil à actualiser la compréhension commune des menaces et des défis auxquels l’UE est confrontée, adoptée dans le cadre de la 'Boussole stratégique' de 2022 sur la base d’une analyse exhaustive des menaces à 360° au niveau de l’UE. La Haute Représentante, Kaja Kallas, a annoncé, le 17 mars, qu'une analyse des menaces actualisée devrait être prête d'ici fin avril.
Enfin, les attentes du Conseil européen concernant la poursuite des efforts visant à lutter contre les attaques hybrides devraient aussi être rappelées.
Lien vers le dernier projet de conclusions : https://aeur.eu/f/l8a (Camille-Cerise Gessant)