En séance plénière du Parlement européen à Strasbourg, les députés européens ont salué, mardi 16 décembre, le paquet législatif 'réseaux', présenté par la Commission européenne le 10 décembre (EUROPE 13770/4), qui, dans l’ensemble, suscite un avis favorable à droite comme à gauche de l’hémicycle.
Ce paquet met notamment l’accent sur une coordination plus européenne de la planification des réseaux, avec une approche dite « descendante », qui a été critiquée la veille, lors du Conseil 'Énergie', par certains ministres européens (EUROPE 13773/11).
Anna Stürgkh (Renew Europe, autrichienne), qui défend un rapport d’initiative du Parlement sur les réseaux, a regretté la position de certains gouvernements s’opposant « farouchement » à l’idée d’un réseau européen commun. « Or, c'est précisément ce patchwork de réglementations nationales qui fragilise l'Europe et, surtout, la rend coûteuse », a-t-elle lancé.
Seán Kelly (irlandais) a estimé que la coordination transfrontalière était « essentielle, si l'on souhaite un système aussi efficace et résilient que possible ».
Dan Nica (S&D, roumain) a salué notamment la proposition de mécanisme d’intervention européenne renforcée, permettant à la Commission d’intervenir, via un processus de « comblement des lacunes » en cas de besoin transfrontalier.
Au contraire, András Gyürk (PfE, hongrois) craint que la Commission ne s'arroge de nouveaux pouvoirs au détriment des autorités nationales et des gestionnaires de réseau.
Selon Ondřej Krutílek (CRE, tchèque), il est nécessaire de trouver le bon équilibre entre centralisation européenne et autonomie nationale, tenant compte du fait que « chaque pays a ses propres conditions et besoins spécifiques en matière de réseaux ».
Il a également mis en garde sur le fait que les investissements massifs pour développer ces nouveaux réseaux se répercuteront inévitablement sur la part réglementée du coût pour les consommateurs. (Pauline Denys)