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Bulletin Quotidien Europe N° 13768
POLITIQUES SECTORIELLES / CompÉtitivitÉ

Les États membres de l'UE quasi unanimes sur le besoin d’aller encore plus loin dans la simplification

Le mot dérégulation est de plus en plus admis dans les débats des colégislateurs à l’échelle de l’Union européenne. Les ministres de l’Industrie ou du Marché intérieur des pays de l’UE ont été nombreux, lundi 8 décembre, à appeler à des actions de simplification massives, à l’occasion du Conseil ‘compétitivité’. Les différents paquets ‘omnibus’ de simplification proposés ces derniers mois par la Commission ne suffisent pas, selon eux.

Il faut un véritable « changement d’esprit », selon le ministre polonais des Finances, Andrzej Domański. « L’UE est une superpuissance réglementaire, et elle doit devenir une superpuissance de la déréglementation », a-t-il insisté.

Ce terme a été repris par plusieurs de ses homologues, comme le ministre finlandais, Matias Marttinen, qui a appelé à « ne pas avoir peur de déréglementer ».

La plupart des États membres ont plaidé pour des analyses d’impact plus poussées par la Commission européenne avant l’élaboration des nouvelles législations, et même à l’étape des amendements. La ministre de l’Industrie suédoise, Ebba Busch, a pris l’exemple du sapin de noël qu’il ne faut pas surcharger en matière de décoration, de la même manière qu’il faut résister à l’envie de surcharger les textes législatifs, selon elle.

Le principe 'un ajout, un retrait' (‘one in, one out’) pour les législations européennes a été mentionné par plusieurs participants à la réunion, qui ont appelé à le respecter de manière stricte. C’est notamment le cas du ministre chypriote, Nicodemos Damianou, dont le pays assumera la présidence semestrielle du Conseil de l’UE en janvier. « Chypre sera pleinement engagé pour appliquer cet appel à l’action », a-t-il affirmé.

Seul le ministre de l'Industrie espagnol, Jordi Hereu, a fait preuve de retenue dans cet élan de simplification massive. Pour son pays, il convient de maintenir un certain degré d'ambition sur les normes à respecter pour les entreprises dans l'UE. « La simplification ne devrait jamais être un outil pour amoindrir les objectifs fixés. Le but devrait être la simplification, pas la déréglementation », a-t-il insisté. 

Propositions danoises. En amont du Conseil 'Compétitivité', la Présidence danoise a formulé des pistes en matière de simplification, « grâce à la normalisation, la numérisation et l'automatisation des données commerciales et des rapports ». Elle a plaidé notamment pour un format des données harmonisé et pour une infrastructure de données européenne, ouverte et commune.

Voir la note sur le marché unique des données : https://aeur.eu/f/jwf  (Léa Marchal)

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