Un rapport publié mardi 18 novembre par l’ONG Oceana montre que la plupart des chalutiers du bassin occidental de la Méditerranée peinent à être rentables, en raison de la surpêche.
L’étude souligne un déséquilibre structurel : un nombre trop élevé de navires face à des stocks de poissons dégradés, ce qui fragilise économiquement les flottilles française, italienne et espagnole.
Le rapport d'Oceana signale que plusieurs segments de la flotte, des grands chalutiers français aux petites unités italiennes, enregistrent des pertes depuis des années, malgré des aides publiques versées. Les navires se disputent des ressources déjà surexploitées, empêchant leur reconstitution, selon l'ONG.
Seuls quelques segments, les chalutiers espagnols de moins de 12 mètres et d’une longueur comprise entre 12 et 18 mètres, et les chalutiers italiens d’une longueur comprise entre 12 et 18 mètres, dégagent des marges bénéficiaires, selon le rapport.
Giulia Guadagnoli, d’Oceana, a déclaré que « la flotte reste surdimensionnée et les populations surexploitées, perpétuant un cycle d’instabilité économique et de dégradation écologique ».
Pour sortir de cette impasse, l’ONG propose de réduire la capacité de pêche et de réorienter les subventions vers une transition juste, d'encourager le retrait des navires non rentables et de financer la reconversion des pêcheurs et des communautés côtières ainsi que de renforcer les mesures (réduction des jours de pêche, des quotas et utilisation d’engins sélectifs).
Le ministre espagnol de l'Agriculture et de la Pêche, Luis Planas, a affirmé, lors du Conseil 'Agriculture' de lundi 17 novembre, que « nos pêcheurs doivent obtenir, en décembre, ce que demande l’Espagne : davantage de jours de pêche pour 2026 ».
Rapport d'Oceana : https://aeur.eu/f/jhg (Lionel Changeur)