Le début de la seconde semaine de la COP30 à Belém (Brésil) a été marqué, lundi 17 novembre, par le lancement du rapport sur la situation mondiale pour ce qui concerne le méthane ('Global Methane Status Report'), en tant que premier bilan complet des engagements mondiaux en matière de réduction du méthane depuis leur lancement à Glasgow lors de la COP26.
Il évalue les progrès et lacunes persistantes dans les efforts visant à réduire le méthane – responsable de près d'un tiers du réchauffement actuel.
Comme l’a expliqué le commissaire européen à l’Énergie, Dan Jørgensen, lors d’une conférence de presse, « nous devons faire davantage, si nous voulons atteindre notre objectif mondial de réduction des émissions de méthane de 30% par rapport aux niveaux de 2020 d'ici à 2030 ».
Selon le rapport, il est notamment nécessaire d’intensifier les mesures telles que les programmes de détection et de réparation des fuites.
Une fois de plus, le commissaire a défendu la mise en œuvre du règlement 'méthane' de l’UE, qui met l'accent sur ces éléments (EUROPE 13752/30).
Le rapport indique ensuite que les mesures dans le secteur de l’énergie offrent 72% du potentiel d’atténuation global, suivies par les déchets (18%) et l’agriculture (10%).
Les 'contributions déterminées au niveau national' (NDC) et les plans d'action nationaux sur le méthane pourraient se traduire par une réduction de 8% d'ici 2030 (par rapport à 2020). « Si ces mesures étaient pleinement mises en œuvre, il s'agirait de la baisse la plus importante (...) jamais enregistrée », a indiqué l’UNEP (Programme des Nations unies pour l'environnement).
Pour voir le rapport : https://aeur.eu/f/jhx (Pauline Denys)