Dix pays de l’UE, membres de l’'Alliance ministérielle pour les industries à forte intensité énergétique’, appellent, dans une déclaration commune publiée vendredi 18 juillet, à agir pour préserver les industries qui ont longtemps été des fleurons de l’économie européenne. Il s’agit, par exemple, de l’industrie de l’acier, de la chimie ou des minéraux non métalliques, qui font face à de multiples difficultés, parmi lesquelles les coûts élevés de l’énergie, selon les dix pays signataires.
Ils listent une série d’actions qu’ils estiment indispensables à court terme. Par exemple, ils demandent à assurer la stabilité du prix du carbone dans le cadre du système d’échange de quotas d’émission (ETS) et du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM).
Au vu des prix élevés de l’énergie, les ministres réclament aussi que le dispositif de compensation des coûts indirects liés aux émissions ETS soit prolongé au-delà de 2030.
D’autre part, l’Alliance pour l’industrie lourde plaide pour un usage accru des outils de défense commerciale pour protéger les entreprises européennes de la concurrence déloyale venant de l’étranger.
Enfin, les dix pays insistent sur le rôle essentiel, selon eux, des marchés-pilotes pour stimuler la demande en produits verts que les industries traditionnelles sont amenées à développer. « La loi d’accélération de la décarbonation industrielle devrait inclure de tels dispositifs », écrivent-ils. Celle-ci doit être proposée d'ici la fin de l'année par la Commission européenne.
Les membres de cette alliance sont : l’Autriche, l’Espagne, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, le Luxembourg, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie.
Voir la déclaration conjointe : https://aeur.eu/f/hy4 (Léa Marchal)