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Bulletin Quotidien Europe N° 13668
CONSEIL EUROPÉEN / Climat

Les États membres de l'UE divisés sur l'objectif climatique 2040, à quelques jours de la proposition de la Commission européenne

Bien que ce point ne figurât pas formellement à l’agenda du Conseil européen de jeudi 26 juin, les dirigeants européens ont discuté longuement de l’objectif climatique à l’horizon 2040.

Cette discussion a été initiée par la France alors que la Commission européenne doit présenter, le 2 juillet, sa proposition législative encadrant cet objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2040 (EUROPE 13667/7).

À quelques mois de la COP30, à Belém en novembre, l’enjeu est de taille, puisque l’UE doit faire part de son objectif de réduction des émissions pour 2035.

Si la volonté de la Commission est de présenter un objectif découlant de la proposition de l’UE pour 2040, conservant vraisemblablement 90% de réduction, certains États membres remettent en cause un principe de trajectoire dite « linéaire » entre l’objectif de 55% en 2030 et celui de 2040, avant d’atteindre la neutralité carbone en 2050.

C’est notamment le cas de pays comme la Pologne ou la France, qui souhaiteraient même découpler l’objectif 2040 de l’UE de celui de 2035 attendu à la COP30.

« C'est formidable si on l’a pour Belém, mais ce n’est pas ça qui est attendu (…). Si ça doit prendre plus de temps, prenons plus de temps pour bien le faire », a déclaré le président français, Emmanuel Macron, à l’issue du sommet.

Selon lui, la trajectoire climatique doit « être compatible avec notre compétitivité », en misant sur la neutralité technologique.

Le Premier ministre belge, Bart De Wever, a avoué devant la presse que le débat avait été « vif ».

« C’est plutôt un débat entre deux écoles. L’une dit que tout va bien et qu’on poursuit dans cette voie et l’autre demande de faire preuve de davantage de flexibilité, estimant que ce sera la technologie qui nous délivrera du problème. Toutefois, la technologie peut prendre du temps à arriver ».

Selon M. De Wever, il est difficile de savoir quelles conclusions la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, tirera de ces discussions avant le 2 juillet, si ce n’est que « la situation n’est pas évidente pour tout le monde et que certains se prononcent même fortement en défaveur ». Selon lui, rien n’empêche, toutefois, la Belgique de soutenir la proposition à venir.

Des pays comme l’Espagne, la Suède ou le Danemark, qui assumera la présidence du Conseil de l’UE le 1er juillet, soutiendraient bien l’objectif de 90%. (Pauline Denys avec la rédaction)

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