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Bulletin Quotidien Europe N° 13668
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DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ / Droits fondamentaux

Budapest Pride - Ursula von der Leyen appelle la Hongrie à renoncer aux sanctions prévues contre les participants et organisateurs

« J’appelle les autorités hongroises à permettre à la Budapest Pride de se dérouler sans crainte de sanctions pénales ou administratives contre les organisateurs ou les participants ».

À trois jours de l’événement, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est opposée, dans un déclaration vidéo publiée mercredi 25 juin, au projet de loi voté en mars dernier par le Parlement hongrois contre l’organisation ou la participation à la 'marche des fiertés'. 

Porté par le gouvernement du Premier ministre chrétien-conservateur, Viktor Orbán, ce texte prévoit des amendes pouvant s’élever jusqu’à 200 000 forints, soit 495 euros, à l’encontre des organisateurs comme des participants, qui pourront notamment être identifiés via des technologies de surveillance.

Aussi, cette législation s’inscrit dans la lignée de la loi de 2021 (EUROPE 12994/1, 12742/21) « sur la protection de l’enfance », qui, selon la Cour de justice de l’Union européenne, viole le droit européen en ce qu'elle constitue des atteintes aux droits fondamentaux (EUROPE 13654/26).

Et c’est aussi aux « valeurs fondamentales » européennes que se réfère Ursula von der Leyen, qui, rappelant que l'UE « est une Union d’égalité et de non-discrimination », a exprimé « (son) soutien total et (sa) solidarité », tant à la marche, qu’à la communauté LGBTQI+. 

Réagissant aussitôt, le chef de l’État hongrois s’est exprimé sur le réseau social X, où la vidéo est disponible, pour fustiger : « J'exhorte la Commission européenne à s'abstenir de s'ingérer dans les affaires répressives des États membres, où elle n'a aucun rôle à jouer ».

À son arrivée au Sommet européen (voir autres nouvelles), jeudi 26 juin, Viktor Orbán a été interrogé sur la possibilité qu'un ou plusieurs de ses cinq enfants participent à la 'Pride'. « Ils sont adultes...», a-t-il laconiquement répondu. 

En amont de la rencontre entre chefs d'État et de gouvernement européens, le Premier ministre belge, Bart De Wever, a affirmé : « Je suis à 100% en faveur de la liberté d'expression, ici dans notre pays et partout dans le monde. Et je défendrai toujours ce point de vue ». 

Une position en accord avec l'appel lancé le 27 mai par 17 États membres - dont la Belgique - pour exhorter la Commission européenne à « utiliser pleinement la 'boîte à outils' de l’État de droit à sa disposition au cas où ces mesures ne seraient pas révisées en conséquence » (https://aeur.eu/f/hkx ).

La déclaration d'Ursula von der Leyen : https://aeur.eu/f/hl0  (Nithya Paquiry)

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