En pleines tensions commerciales mondiales, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a présenté aux chefs d'État ou de gouvernement de l'UE, des idées d'organisations destinées à combler les lacunes de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). L'organisation genevoise est paralysée depuis de nombreuses années au niveau du règlement des différends, en raison d'un refus des États-Unis de nommer des juges dans l'organe d'appel.
Le chancelier allemand, Friedrich Merz, s'est réjoui des annonces de Mme von der Leyen, sujet qu'il avait déjà abordé avec ses homologues français et britannique, selon ses dires. « Ne pouvons-nous pas mettre en place successivement, avec les partenaires commerciaux dans le monde, quelque chose qui remplace institutionnellement l'OMC, à savoir que nous développions des mécanismes de règlement des différends? », a proposé M. Merz, estimant que l'OMC ne remplissait plus suffisamment son rôle.
« Nous pouvons imaginer cela comme un début de redéfinition de l'OMC, en comprenant ce qui doit être réformé, et en ne répétant pas les mêmes erreurs », a expliqué la présidente de la Commission européenne.
Pour M. Merz, comme pour Mme von der Leyen, l'initiative pourrait venir de l'Union européenne. (Léa Marchal avec la rédaction)