Le rapporteur fictif du groupe social-démocrate au Parlement européen, Eero Heinäluoma (S&D, finlandais), a exprimé, mercredi 4 juin, le soutien de son groupe aux mesures de simplification actuellement à l'étude sur le futur cadre d'accès aux données financières dans l'UE ('FiDA'), « à condition qu’elles ne compromettent pas l’objectif politique principal » de la proposition législative de la Commission européenne, a-t-il précisé.
Les groupes politiques du PE étaient réunis mardi dernier pour faire le point sur les recommandations formulées par la Commission dans un document de travail soumis en mai aux colégislateurs (EUROPE 13652/23).
« Le document de travail de la Commission européenne contient de bonnes propositions, mais est parfois insuffisant sur certains points », a déclaré M. Heinäluoma à Agence Europe, précisant que son groupe plaidait pour un « champ d’application ambitieux » de 'FiDA'.
Parmi ses revendications clés, le groupe S&D soutient une exclusion totale des 'gatekeepers' - les grandes plateformes technologiques dominantes - dans le contexte géopolitique actuel.
Les sociaux-démocrates sont également ouverts à l'utilisation d'un 'portefeuille d'identité numérique' pour l’identification des clients.
Enfin, ils s’opposent au remplacement de mesures de niveau 2 par des lignes directrices, jugeant ces mesures essentielles à la protection des consommateurs. (Bernard Denuit)