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Bulletin Quotidien Europe N° 13654
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POLITIQUES SECTORIELLES / Environnement

Face aux eurodéputés, la directrice de l'Agence européenne pour les produits chimiques botte en touche sur les sujets de fond

« Les aspects politiques ne sont pas de notre ressort ». « Nous voulons avoir le meilleur avis scientifique à transmettre ». « Ce n'est pas à moi de préjuger de l'avis scientifique »... Invitée à échanger avec les eurodéputés de la commission de l'environnement du Parlement européen, mercredi 4 juin, la directrice exécutive de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA), Sharon McGuiness, s'est gardée de répondre au fond des questions posées par les élus.

Tout juste a-t-elle évoqué l'avenir de l'ECHA, dont la révision à venir de la structure budgétaire et de la structure organisationnelle va permettre plus de flexibilité dans « le déploiement de [ses] ressources ». Sharon McGuiness a expliqué que l'établissement d'un règlement de base permettrait à l'ECHA de s'adapter à l'ajout de nouvelles tâches.

La directrice exécutive a assuré que l'ECHA s'assurera d'apporter « un soutien maximal et des conseils » aux entreprises industrielles du secteur, qui devront prouver que les produits chimiques qu'elles emploient ne posent pas de problème, dans le cadre d'informations ajoutées à la plateforme de données communes prévue dans le paquet 'Une substance, une évaluation', qui n'est pas encore adopté (EUROPE 13612/3). 

Pendant ce temps, les eurodéputés se sont livrés à une habituelle bataille de vision. Massimiliano Salini (PPE, italien) s'est inquiété de l'introduction potentielle d'une obligation d'enregistrement pour les polymères – à cause du « risque pour certains secteurs industriels (plastique, textile, etc) » – et de « l'extension du critère de l'approche générique dans la gestion du risque pour l'évaluation des substances chimiques ». Selon lui, appliquer le risque générique aux 'PFAS' (polluants éternels) reviendrait à « détruire certains secteurs » alors que seulement une trentaine d'entre eux sont « véritablement dangereux, évalués dans leur contexte ».

Christophe Clergeau (S&D, français) a ensuite « rappelé à [s]on collègue du PPE que les PFAS ont déjà détruit la qualité de l'eau en Europe ». Marie Toussaint (Verts/ALE, française) a également demandé, en vain, à Mme McGuiness des précisions sur les décisions à espérer à propos des polymères : « Pensez-vous qu'il serait constructif pour l'Europe d'intégrer les polymères à la révision du règlement REACH » ?

« Il faut absolument que nous ayons des restrictions pour les PFAS fondées sur le principe de précaution », a déclaré de son côté Lynn Boylan (La Gauche, irlandaise), quand Stefano Cavedagna (CRE, italien) appelait au recours « à une étude d'impact économique et social » préalable à toute décision.

« Nous regardons les risques et l'impact socioéconomique », s'est contentée de répondre la directrice de l'ECHA. (Florent Servia)

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