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Bulletin Quotidien Europe N° 13654
POLITIQUES SECTORIELLES / Transports

Les négociations sur l'augmentation des poids et dimensions des camions dans l'UE butent toujours sur l’impact sur les infrastructures routières

Les ministres européens des Transports ont à nouveau discuté de l'augmentation des poids et dimensions des véhicules lourds en Conseil, jeudi 5 juin à Luxembourg (EUROPE 13632/23). Malgré quelques progrès résumés dans le rapport de la Présidence polonaise du Conseil de l’UE, les ministres montrent toujours des réticences, notamment à cause de l’impact sur les infrastructures routières.

Dariusz Klimczak, ministre polonais de l’Infrastructure, a indiqué qu’il fallait encore trouver une solution sur deux points en suspens : - la possibilité de permettre les véhicules lourds là où l'infrastructure routière adaptée ne s'étend que lentement ; - la persistance de l'utilisation des carburants fossiles pour les transports internationaux. La clause de sauvegarde proposée permettant aux États membres d'arrêter la circulation de ce type de véhicule va nécessiter des travaux ultérieurs, a-t-il précisé.

Les ministres bulgare, français, slovène, autrichien et hongrois ont insisté sur les risques de dégradation de l'infrastructure et les coûts qu’engendrerait la mise en circulation de méga-camions, c’est-à-dire des véhicules de 44 tonnes. « Nous pensons que cette charge supplémentaire ainsi que les 12,5 tonnes autorisées par essieu auraient un impact négatif grave sur notre infrastructure routière, et les coûts d'entretien ne font qu'augmenter », a souligné le Bulgare Grozdan Karadjov. « L'augmentation du poids aurait aussi des répercussions sur la sécurité routière. Il y aurait davantage d'accidents, d'accidents mortels », a estimé le Hongrois Bálint Nagy.

D’après le ministre français, Philippe Tabarot, une étude démontre que, dans son pays de transit routier, la libéralisation de la circulation internationale des 44 tonnes diesel « ralentirait l'électrification des flottes de camions et, pire encore, nous exposerait un report modal, mais un report modal inversé, le transport ferroviaire ou fluvial pouvant être délaissé avec ses nouvelles règles ».

D’un autre côté, les ministres portugais, espagnol, allemand, estonien et autrichien se sont inquiétés des risques de distorsions de concurrence, à cause de l'inclusion d'une clause qui permettrait aux États membres d'interdire ou de prévoir des restrictions de temps ou de distance pour le trafic transfrontière de véhicules dont le poids dépasse 40 tonnes et qui est inférieur à 44 tonnes, même si ces États membres permettent la circulation de ce type de véhicule au niveau national.

Lire le rapport d'avancement : https://aeur.eu/f/h76  (Anne Damiani)

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