Inflexible, malgré la requête des eurodéputés en faveur d'une extension partielle du Plan de relance Next Generation EU (EUROPE 13644/23), la Commission européenne presse les États membres d'accélérer la mise en œuvre de leurs plans nationaux de relance post-Covid-19 d'ici fin août 2026. Elle leur a présenté, mercredi 4 juin, plusieurs options pour ne pas perdre les fonds européens alloués.
Le commissaire européen à l'Économie, Valdis Dombrovskis, a invité les pays de l'Union européenne à examiner leur plan de relance avant fin 2025, pour conserver uniquement les mesures qu'ils sont certains de finaliser avant le délai fixé.
Il a également énuméré les « options » suivantes pour éviter de perdre des fonds européens : - l'extension des mesures ayant fait leurs preuves ('scaling up') ; - la création d'instruments financiers pour stimuler l'investissement privé ; - le transfert de fonds au compartiment national du programme InvestEU, y compris via la plateforme technologique 'STEP' ; - scinder les projets en cours pour concrétiser la partie réalisée après 2026 avec des fonds nationaux ou européens, notamment la politique européenne de cohésion ; - alimenter le capital des banques nationales de développement (NPBs) ; - contribuer au futur programme 'EDIP' visant à développer la base industrielle du secteur de la défense (si cette possibilité est inscrite dans la législation spécifique).
Mardi, une fonctionnaire européenne avait estimé à zéro la probabilité que le Plan de relance européen puisse être prolongé au-delà de 2026. D'ici fin août 2026, plus de 4 800 jalons et cibles inscrits dans les plans nationaux devront être évalués, le dernier paiement de la Commission devant intervenir avant fin décembre 2026.
Voir la communication de la Commission : https://aeur.eu/f/h6b (Mathieu Bion)