La Commission européenne a présenté sa proposition de budget pour 2026, mercredi 4 juin, à hauteur de 193,26 milliards d’euros en crédits d’engagement. L’enveloppe proposée était de 199,7 milliards d’euros l’an dernier (EUROPE 13435/5).
À ce budget s’ajoutera une enveloppe estimée à 105,32 milliards d’euros pour les décaissements au titre de Next Generation EU, l’instrument post-pandémie de l'UE.
Si le total des crédits d'engagement baisse par rapport à 2025, le projet de budget pour 2026 prévoit « un financement stable et prévisible pour l'Ukraine par l'intermédiaire de la Facilité pour l'Ukraine » et un financement renforcé pour la sécurité et la défense, l'asile et la migration.
Par ailleurs, un financement supplémentaire de 4,1 milliards d'euros, prévu dans le cadre de la proposition d'examen à mi-parcours de la politique de cohésion, permettra aux États membres de reprogrammer les fonds de cohésion disponibles « en fonction des priorités émergentes, notamment dans les domaines de la compétitivité, de la défense, du logement abordable, de la résilience dans le domaine de l'eau et de la transition énergétique ».
Présentant son projet à la commission des budgets du Parlement européen, le commissaire européen au Budget, Piotr Serafin, a également fait remarquer une « augmentation budgétaire notable pour les gardes-frontières et les gardes-côtes » à la rubrique 4.
Quelques décisions ont été saluées par les eurodéputés. Nicolae Ștefănuță (Verts/ALE, roumain) a « accueilli favorablement » l'augmentation des fonds liés à Erasmus +. Hélder Sousa Silva (PPE, portugais), quant à lui, a souligné « l’énorme augmentation des paiements pour la cohésion à la rubrique 2a » et Stine Bosse (Renew Europe, danoise) ce qui a été proposé pour Horizon Europe, InvestEU et pour la sécurité.
Mais les eurodéputés se sont inquiétés des faibles marges laissées dans le budget par le remboursement des intérêts de la dette Next Generation EU et du montant des paiements attribués à la rubrique 7 (administration publique européenne). Le rapporteur du Parlement pour le budget 2026, Andrzej Halicki (PPE, polonais), a estimé qu'en 2026 le budget n'offrira pas plus que le « statu quo ».
« Pour l'heure, le budget 2026 est modéré », a convenu Piotr Serafin, tout en précisant qu'il n'y avait là aucune surprise et en rappelant que le Conseil s'était opposé au renforcement de la rubrique 7. Le commissaire s'attend également à ce que les États membres demandent pourquoi les contributions au budget doivent augmenter.
Le premier trilogue est prévu le 17 juillet.
Plus d'informations : https://aeur.eu/f/h6g (Florent Servia)