Dans un document de travail publié lundi 2 juin et daté du 12 mai, la Commission européenne a procédé à la première analyse approfondie des projets de déploiement à grande échelle de l'hydrogène dans l’UE, confirmant la situation difficile du secteur, avec de nombreux retards.
Le rapport évalue ces projets dans le cadre de quatre projets importants d'intérêt européen commun sur l’hydrogène (IPCEI) - Hy2Tech, Hy2Use, Hy2Infra et Hy2Move, pour lesquels des aides d'État notifiées par plusieurs États membres ont été approuvées, mais aussi les projets de l'Alliance européenne pour l'hydrogène propre (ECH2A).
Selon l’analyse, près de deux tiers des projets IPCEI connaissent des retards et, sur les 122 projets approuvés, 10 ont été abandonnées.
Parmi les principaux défis à relever figurent les déficits de financement, le manque d'acheteurs, l'immaturité de la technologie, les difficultés réglementaires et d’octroi de permis et l'augmentation des coûts, « compte tenu de l'état encore naissant du marché ».
Néanmoins, à la fin de 2024, 17 projets IPCEI avaient atteint la phase de construction, ce qui témoigne d'un certain progrès par rapport à l'année précédente.
Sur les 425 projets ECH2A, 77 avaient fait l'objet d'une décision finale d'investissement au 15 décembre 2024, mais l'absence d'exigences obligatoires en matière de rapports a entraîné un manque important de données. La Commission estime donc nécessaire d’élaborer un cadre de suivi à l'aide des données collectées dans le cadre d'une enquête annuelle.
Pour voir le document : https://aeur.eu/f/h5r (Pauline Denys)