Le groupe du Parti populaire européen (PPE) au Parlement européen prépare sa position sur le cadre financier pluriannuel post-2027, comme le révèle une note de travail émise en amont d'une réunion de groupe, mercredi 21 mai.
La compétitivité et la préparation aux crises devront faire office de priorités transversales. Simplifié et doté de ressources accrues, le CFP post-2027 devra garantir le respect des valeurs de l'Union et des droits fondamentaux, mais aussi préparer l’UE à l’élargissement et les pays candidats à l’adhésion.
Le groupe confirme ses désaccords avec l'architecture imaginée par la Commission, dans la droite ligne de la position du Parlement (EUROPE 13635/1). Il s'oppose aussi au principe de plans nationaux, qui laisserait le Parlement de côté. Par ailleurs, le groupe rejette la présence de la Politique agricole commune (PAC) et de la cohésion au sein de ces plans ainsi que leur subordination au principe 'argent contre réformes'.
Fervent défenseur de la simplification, le PPE précise qu'elle ne doit pas contrevenir au rôle de contrôle budgétaire tenu par le Parlement et demande à « suivre en temps réel les flux financiers jusqu’aux bénéficiaires finaux ».
Favorable à « l'introduction urgente de nouvelles ressources propres (NRP) », le PPE prévient tout de même que « cela ne doit pas se traduire par de nouvelles taxes qui grèvent sur les citoyens ». Devant le blocage du Conseil sur les NRP, le PPE suggère au Parlement de subordonner son consentement sur le CFP aux avancées sur le sujet.
La note introduit une différence notable avec le S&D : le recours à l'emprunt commun, essentiel pour les sociaux-démocrates, ne devra être envisagé qu'« en dernier recours, dans des cas exceptionnels », selon le PPE. (Florent Servia)